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SONACOME

 
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Auteur Message
franck blanchard



Inscrit le: 15 Sep 2004
Messages: 637
Localisation: nancy

MessagePosté le: Ven 26 Oct 2007, 08:37    Sujet du message: SONACOME Répondre en citant

VOICI un camion SONACOME fabriqué en Algerie dans l'ancienne usine Berliet moteur Deutz

Laughing
_________________
A+ EFBÉ
je cherche des infos sur cette becane "royale moto" année 75
Faisons les choses à fond,ne passons pas inaperçu,ne soyons pas petit
Thierry Sabine
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José



Inscrit le: 10 Sep 2004
Messages: 1047

MessagePosté le: Ven 26 Oct 2007, 18:35    Sujet du message: Salut Répondre en citant

Je transmets à Seb des photos de ces bahuts.
J'ai le souvenir d'une équipe de 3 camions plutôt bien organisée avec les moyens du bord mais trés renfermée sur elle même.
Aucun échange n'a eu lieu hélas avec les pilots et navigateurs.
Mais je crois me souvenir aussi que nous avons été reçu par la Sonacome à Alger et qu'une petite réception y était organisée.
C'est un Sonacome qui a gagné le classement camion je crois bien.
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Jeff



Inscrit le: 07 Sep 2004
Messages: 2538
Localisation: Roanne

MessagePosté le: Ven 11 Jan 2008, 14:21    Sujet du message: Répondre en citant

En parcourant le web hier, je suis tombé sur un article concernant les Sonacome du second Dakar écrit par Maâmar FARAH, journaliste algérien.

Je me suis permis de le contacter pour lui demander l'autorisation de diffuser son article sur Dakardantan...
"bonjour
vous pouvez sans probleme diffuser l'article en question pour les photos, je crois que j'en ai qq unes que je me ferais un plaisir de vous les envoyer.
A bientot
Aaamar"

Alors, je vous fais profiter de ce petit bijou, à lire sans modération en attendant quelques photos de ces camions!!!!

"Panorama : CHRONIQUE D’UN TERRIEN Alger-Dakar Par Maâmar FARAH

le 10/1/2008 16:19:20


Alger-Dakar ? Pourquoi pas ? Je n’ai rien contre ! Sauf que, sur
notre ordre de mission, l’objectif est on ne peut plus clair :
«Couverture de la course Paris-Dakar 1980» ! Mais pourquoi aller à Paris
puisque la course passe par Alger ! C’est logique, même si c’est tiré
par les cheveux. Le gars est enfin plus explicite : «C’est une affaire
de frais de mission ! Plus court, ça fait moins de devises».

Economies
de bout de chandelles… Les potes de la télé sont pourtant à Paris. Mais
Paris, ce n’est pas pour notre gueule. Nous attendrons le rallye à
Alger. Même pas ! Les papiers traîneront tellement, le change à la
banque prendra des allures de mission impossible et nous voilà en retard
d’une journée sur le parcours algérien ! Il est où le rallye ? A
Ghardaïa ! Et nous sommes toujours à Alger à reluquer la face
repoussante d’un bureaucrate qui nous explique tranquillement que nous
n’avons rien raté en France : « La première étape est une longue
traversée Paris-Sète sur l’autoroute ! Rien à voir ! Par contre le
désert…»

Moi, je voulais voir l’autoroute. Le désert, j’en avais marre. J’ai
tourné en long et en large dans les regs et les ergs et j’en ai gardé
plein de sable dans mes souvenirs et d’ailleurs, ce bureaucrate idiot
dit n’importe quoi ! La preuve, c’est que nos camions, ces M 210 sortis
tout frais des usines de Rouiba, qui ont fini par gagner la course,
n’ont eu des pépins que sur cette autoroute ! Sacrés chauffeurs de la
SNTR, sollicités par Sonacome pour leur maîtrise du terrain saharien et
qui connaissent le désert comme leurs poches ; ils ont trouvé le moyen
de se perdre sur une… autoroute ! Il faut le faire… Nous voilà à
Ghardaïa. La stupidité d’un bureaucrate et les guichets opaques du CPA
nous ont retenus jusqu’en début de soirée. Voyage de nuit dans une
Passat brésilienne d’ El Moudjahid. Quelques gouttes d’eau pour se laver
le visage barbouillé de lividité par une nuit blanche. Café. Lait.
Croissant. Et la course ? Elle est là-bas, dans un champ vague aux
couleurs indéfinies. Couleurs de janvier. Lendemains blafards d’un
réveillon qu’on n’a pas eu le temps de fêter. Un réveillon qui traîne
comme la gueule de bois des aubes sahariennes, lorsque les dunes et le
ciel se mettent à rêver de soleil. Sonacome nous avait réunis il y a
quelques jours pour nous dire que nous aurons toutes les commodités. Là,
je ne vois que des Land-Rover frappées du sigle Sonacome ainsi que les
lourds M 210 et quelques Algériens dormant à même le sol, emmitouflés
dans leurs couvertures ! Le campement, les tentes égayées par des tons
empruntés au printemps, c’est de l’autre côté, juste en face des
bagnoles de course fabuleuses, éclatantes de coloris et de fascination !
Nous achetons des chèches au souk local. Ils seront d’une grande utilité
pour nous éviter d’attraper la crève ! Le gars de la Sonacome avait
également dit que, là où il y aura des hôtels, nous serions pris en
charge. Il disait n’importe quoi parce que les campements se faisaient
toujours à l’extérieur des grandes villes et la seule fois où nous eûmes
droit à un séjour hôtelier, ce fut à Gao. Comme nous avions marre de
bouffer du sable et de tourner dans les dunes, nous restâmes sur place
trois jours. Car, la course faisait une boucle avant de repasser par Gao
! Tant pis, on ne verra pas Tombouctou ! Séjour attrayant partagé entre
les siestes dans des chambres d’un autre âge et les parties de rigolade
sur les terrasses paresseusement allongées sous les palmiers. Gao et ses
nonchalantes promenades, ses petits restaurants typiques,
immanquablement flanqués de pistes de danse en plein air, bercés par la
musique rythmée africaine. Gao et son histoire. Gao et la Révolution
algérienne. On ne manquera pas de visiter la maison où séjournèrent
Bouteflika, Messaâdia, Belhouchet et Draïa lors de leur célèbre exil
malien… Et la course reprend. Niamey. La piste est longue, infernale,
truffée de pièges. Un fleuve. Un petit joyau d’hôtel aux pieds baignant
dans l’eau. Une halte ombragée pour chasser la poussière et une grosse
frayeur à la vue d’un crocodile qui se dorait au soleil. Les girafes
n’étaient plus une curiosité. Elles nous accompagnent depuis longtemps
déjà. Que c’est long le cou d’une girafe ! Je n’avais jamais vu un cou
de girafe au réel… Rencontre avec les chauffeurs de Sonacome. De petits
employés qui ne savaient pas encore qu’ils allaient créer le miracle.
Chaque matin, vous pouvez les voir faire les gestes habituels, presque
machinalement : ablutions, prière, thé, soupe piquante de pois-chiche.
Et le camion-restaurant de «Sabine Organisation» alors ? «Il y a du
halouf !» Nous avons beau insisté auprès d’eux en leur expliquant qu’il
ne pouvait y avoir de viande de porc au petit-déjeuner, ils ne voulaient
rien savoir. Question blessante : comment, vous, chauffeurs amateurs ne
disposant d’aucun moyen, pouvez rivaliser avec ces professionnels,
aguerris aux raid rallyes, ces stars milliardaires ? Et comment nos
camions pouvaient-ils rivaliser avec ceux de Mercedes, Man ou Renault-
Saviem ? Comment la petite organisation de Sonacome, avec deux ou trois
mécaniciens et quelques pièces de rechange entassées dans un 4X4,
pouvait résoudre les pannes complexes qui pourraient surgir dans un
parcours de plusieurs milliers de kilomètres ? Nous avons vu un avion
atterrir en plein désert pour livrer un pont à un camion de Mercedes en
difficulté ! «Nous les aurons dans le fech-fech, ya si Maâmar», m’avait
lancé l’un des chauffeurs. Fech-fech ? J’ignorais ce que voulait dire ce
mot et je pensais que c’était un tour de passe-passe ! Mais ce mot
désigne tout simplement ces zones ensablées si typiques au désert. Un
piège fatal pour les pilotes non avertis. Et nous en avons rencontrés
des pilotes inconscients ! Roues ensablées, visages défaits, pelles
jetées par dépit et longue et tourmentée attente du camion poubelle !
Ah, ce camion-balai ! Il nous sauvera la vie, lorsque nous nous étions
perdus, en pleine nuit, sur la piste du Tanezrouft, pas loin de Bidon 5.
Mais nous étions encore plus fous que ça ! Et c’est à Dakar, dans un bar
où les journalistes fêtaient l’arrivée que nous nous sommes aperçus de
notre grande stupidité. C’est un confrère français qui nous interpella,
en nous félicitant pour les deux premières places arrachées par les
camions Sonacome : «Vous êtes venus en avion pour couvrir l’événement !»
Quoi ? L’avion ! Mais nous avons traversé le désert et, d’ailleurs, me
suis-je permis : «C’est vous qu’on n’a pas vus ! On n’a pas vu tous ces
envoyés spéciaux de la presse française !» En fait, entre une ville et
une autre traversées par le rallye, il y avait un moyen très simple de
circuler : une belle route goudronnée, nationale ou départementale, qui
était souvent très courte par rapport aux centaines de kilomètres
réservées aux pilotes professionnels. Nous avions tout simplement fait
le rallye côté coureurs ! C’était la grande nouvelle pour les
journalistes présents et les consommateurs qui nous fêtèrent comme des
héros : «Mais vous avez fait le vrai rallye ! Ce n’est pas possible !
Vous avez fait toutes les pistes dangereuses et vous êtes arrivés à bon
port !» Dangereuses, oh oui ! Pannes, faim, soif, maladies, tonneaux,
invasion de scorpions… Vive le désert ! Mais, au bout, quel beau cadeau
: la victoire des camions de Sonacome. Deux en tête et le troisième,
bêtement disqualifié par l’autoroute ! C’était l’Algérie qui
construisait son avenir, qui gagnait, qui avait l’un des meilleurs PNB
d’Afrique. Une Algérie qui recevait des touristes sans recommandation
spéciale des chancelleries. L’Algérie de Boumediene, celle d’avant
Belmokhtar, les attentats et les harragas ! L’Algérie du renouveau
socialiste et de la grande construction nationale, celle du savoir pour
tous et de l’égalité des chances ; l’Algérie d’une industrie forte,
d’une jeunesse digne et fière ; l’Algérie des fils de khammès et de
bergers envoyés aux Etats-Unis pour poursuivre leurs études (ce sont les
fils des généraux et des ministres qui y vont aujourd’hui !), l’Algérie
d’avant la longue nuit des renoncements, tombée brutalement sur nos
rêves. C’était avant la plongée dans le néant libéral, avant que les
apprentis sorciers de la politique ne montent au créneau pour mystifier
le peuple, vivant comme des pachas au milieu de la désolation générale.
Alger-Dakar ? Pourquoi pas ! Il me suffisait de lire la fierté dans les
yeux des jeunes Sénégalais lorsqu’ils s’approchaient de nos camions
frappés de ce slogan que je n’oublierai jamais «Sonacome, constructeur
africain !»

M. F."

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José



Inscrit le: 10 Sep 2004
Messages: 1047

MessagePosté le: Ven 11 Jan 2008, 20:48    Sujet du message: Touchant, drôle, vivant Répondre en citant

Quel grand moment de plaisir.
Merci à l'auteur
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Jeff



Inscrit le: 07 Sep 2004
Messages: 2538
Localisation: Roanne

MessagePosté le: Ven 11 Jan 2008, 22:34    Sujet du message: Répondre en citant

Grâce à la complicité de Michel Cheylan (Dakar 80 et 81) et Christian Sandron (Dakar 79 et ...spectateur du prologue en 1980), voici quelques photos des Sonacome, camions à licence Berliet fabriqués en Algérie et ...Vainqueurs de cette édition du rallye!!!!:

Rare moment où les Sonacome sont au repos, lors du parc fermé:


A l'attaque lors du prologue:


A l'attaque en plein tanezrouf


Le 228 ...à l'attaque:


Le 229...à l'attaque:


Et on s'étonne qu'ils aient gagné?
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le camionneur



Inscrit le: 25 Mai 2005
Messages: 76
Localisation: pouldreuzic

MessagePosté le: Sam 12 Jan 2008, 11:59    Sujet du message: Répondre en citant

ben moi ca m'etonne pas des camions Berliet, des moteurs Deutz et surtout des pilotes africains normal qu'ils aient gagnés heureusement d'ailleur Razz Wink
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