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La famille Schaecht / Fondrillon sur le premier Dakar

 
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Jeff



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MessagePosté le: Mar 12 Avr 2016, 01:00    Sujet du message: La famille Schaecht / Fondrillon sur le premier Dakar Répondre en citant

Il y a quelques temps, j'ai eu le plaisir de pouvoir contacter Dominique Fondrillon... En effet, elle participa à cette première édition du Dakar ... en famille!
Il n'est pas rare de trouver des couples, des cousins, des pères et fils, des beaux-frères qui sont partis ensemble lors de cette aventure... C'est le cas pour la famille Schaecht / Fondrillon puisque Marcel Schaecht est parti avec ses deux enfants, Dominique Fondrillon et son frère Alain Schaecht.
Alain était concurrent moto sur un Honda n°52, tandis que le papa et la soeur assuraient l'assistance sur un Toyota BJ n°157.

Je vous livre maintenant ce que Marcel Schaecht a posé sur le papier tout spécialement pour Dakardantan, à savoir ses souvenirs, jour par jour, de cette épopée. Et en plus du récit, Dominique, Marcel et Alain nous ont confié leur photos inédites qui nous permettrons, en plus des mots, de revivre cette course dans le Toy n°157 ...
Allez, c'est parti!!!!

"Mémoires d’un PARIS-ALGER-DAKAR 1978 – 1979


Ce premier Paris-Dakar fut sans doute le plus acharné et le plus beau, car il fut le rallye des « privés », car n’ayant aucune voiture officielle.

Nous emportions avec nous des vivres pour trois semaines et quelques pièces de rechange. Nous couchions à la belle étoile ou sous la tente (difficile à dresser dans le sable du désert).

Aujourd’hui, après toutes ces années, on ne retient que le nom de marques automobiles qui y participent à grands renforts de moyens et d’assistance technique et celui des pilotes, sans conteste talentueux, oubliant les « privés », relégués au rang des souvenirs, ces pionniers qui ont osé affronter cette course au volant de véhicules disparates dans des conditions quelquefois, d’aventure surhumaine, mais oh combien enrichissante. Nous faisions partie de ceux-là, ma fille Dominique FONDRILLON, moi-même, sur notre TOYOTA et mon fils, Alain SCHAECHT sur une 250 HONDA.



Notre 4X4 TOYOTA fut équipé par le Team FOUGEROUSE : renforcement et protection moteur, arceaux de protection, sièges baquets avec sangles de retenue 4 points, réservoir complémentaire, renforcement de lames de ressort et d’amortisseurs, grille de protection moteur, toiles de désensablage, pose d’un étalonneur de distance, un tripmaster qui d’ailleurs fonctionnait mal et qui nous a causé quelques soucis. De chaque côté du véhicule, deux roues de secours, deux jerricans d’essence sur les ailes, vingt litres d’huile, vingt litres d’eau.

En plus, le chargement de vivres pour trois semaines : beaucoup de fruits secs, de boîtes de conserves, sardines, thon, petits pois…etc et une caisse de pain sous cellophane.



Concernant la moto HONDA 250 d’Alain, ( nous étions son véhicule d’assistance), un moteur de rechange, quatre roues arrières de secours, deux guidons, une chaîne de rechange, une caisse à outils et j’en oublie certainement. Le véhicule était au maximum de sa charge.



Le grand jour arrive enfin, deux jours avant Noël. Exposition des véhicules au Trocadéro à Paris ; il fait froid et il pleut. Nous faisons connaissance avec tous les autres concurrents. Nous rencontrons aussi Max MEYNIER de la radio RTL, Jean-Pierre CHAPEL de TF1, René METGE (beau frère de Coluche)….




Après les vérifications des véhicules, des visas, des assurances, les voitures sont remisées en parc fermé.

Notre assureur était Jean Michel BACHELET, bien connu dans le milieu moto pour s’occuper d’un certain nombre de pilotes inter et de tout le team HONDA endurance. Il proposait aux pilotes, un contrat d’un mois, assorti de garanties portant sur le rapatriement sanitaire, les frais médicaux et chirurgicaux, entre autres. Ces contrats étaient souscrits auprès des AGF, mais c’est le TCF qui se chargeait de la mise en œuvre des moyens sur le terrain. Les évacuations sanitaires étaient effectuées par des avions spéciaux appartenant à la garde aérienne suisse de sauvetage en montagne et terrains difficiles et dans lesquels prenait place un médecin et une infirmière.

Le premier rapatrié fut Pierre BANINO, souffrant d’une fracture du col du fémur.

Ce rallye africain fut la deuxième épreuve africaine, car il y avait eu en 1977 la course COTE D’IVOIRE-COTE D’AZUR (Abidjan-Nice). Elle fut le déclic de tous les rallyes africains qui suivirent et c’est de cette course que Thierry SABINE s’inspira pour le PARIS-DAKAR. Ma fille Dominique et mon gendre Gérard qui y avait participé, avaient finis au classement « premier diesel ».

Pour en revenir au PARIS-DAKAR, il est bien évident que l’on ne peut pas participer à une telle épreuve, sur 10 000kilomètres à travers l’Afrique, sans courir un certain nombre de risques. Et c’est une grande responsabilité d’envoyer plus de deux cents véhicules et quatre cents personnes sur un tel parcours, car étant donné les contrées traversées, un accident (et il y en a eu beaucoup) ou une blessure bénigne peut très rapidement prendre des allures de drame, sachant par ailleurs que certains pilotes inexpérimentés seront à la peine.

Ce rallye, le premier PARIS-DAKAR, a quand même été une très belle aventure et je suis content d’y avoir participé avec mes enfants.

Pour en revenir à la course, le classement du départ fut déterminé par le prologue de MONTLHERY. Le temps était très mauvais, beaucoup de pluie et de boue (nos essuie-glaces tombent en panne ; ça commence bien…). Nous cassons un rétroviseur et d’un seul coup, échappement libre ( nous n’avons pas besoin de klaxon, nous avons l’impression d’être dans un avion a réaction : le bruit est infernal). Nous nous classons 22èmes.








Après cette mise en bouche, nous retournons passer Noël en famille. Mon épouse aura donc, son mari, sa fille et son fils en Afrique (les nouvelles seront rares).

Après cette fête, nous repartons pour Paris pour prendre de départ en direction de Marseille par la porte d’Orléans, puis Montargis, Dijon, Valence, Avignon, et enfin Marseille.

Sur le parcours, nous passons plusieurs contrôles.
Au contrôle de Montargis, le beau père de Dominique, Mr Fondrillon, nous attend de pied ferme, car Alain a oublié son dossard n°52 lors de la soirée du réveillon de Noël et, pas de dossard, pas de départ !
Contrôle à Dijon avec dégustation de produits locaux de terroir. Il pleut sans arrêt et nos essuie-glaces ne fonctionnent toujours pas et la voiture lors des freinages, freine du même côté.
A Valence, nous ne trouvons pas de contrôle, malgré nos recherches.

Nous arrivons à Marseille sur le port vers 23heures et nous dormons dans la voiture. A l’aube beaucoup de personnes viennent nous voir. Alain et Dominique sont interviewés par Max MEYNIER; cela s’est déjà produit à Paris au studio de RTL. En attendant l’embarquement qui durera jusqu’à 16heures, nous effectuons quelques achats.

Enfin nous embarquons le 4x4 et la moto sur un navire algérien, ayant un commandant algérien et un commandant français. La mer est mauvaise et il y a beaucoup de malades, y compris Alain et Dominique qui ne quitteront pas la couchette durant la traversée.

Thierry SABINE nous annonce, lors d’un briefing à bord, qu'il sait que des véhicules n’ont pas «pointé» à différents contrôles sur la nationale 7 (et il y a des équipages qui ont pris l’autoroute) mais qu’il n’y aura pas de pénalisation."

La suite très bientôt...
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Jeff



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MessagePosté le: Mer 13 Avr 2016, 15:09    Sujet du message: Répondre en citant

Juste pour compléter avant de continuer, les photos en noir et blanc prises lors du prologue en France sont de Bernard Couppé, mécanicien dans le magasin tenu par Dominiqie Fondrillon et qui a préparé la moto de Alain Schaecht...













Merci Bernard pour ce partage!!!
A+
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Jeff



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MessagePosté le: Mer 20 Avr 2016, 15:00    Sujet du message: Répondre en citant

La suite des aventures de la famille Schaecht / Fondrillon...Nous les avions laissés dans le Tipaza...Il arrivent en Algérie...

"Notre arrivée à Alger se fait vers les 7heures du matin. J’avais prévenu mes enfants que nous allions voir à la sortie de la ville des plantations d’orangers et de citronniers avec des senteurs et des effluves extraordinaires et voir aussi de beaux paysages. Mais après toutes les formalités de police qui dureront toute la journée, nous quitterons la cité le soir à la nuit tombée et escortés par la police, en faisant un détour d’une trentaine de kilomètres, (car les voitures tournaient en rond et se perdaient, de nuit).

Le premier PARIS-DAKAR n’était pas encore «rodé». Il avait été «un peu long» à rentrer dans sa phase active et beaucoup s’impatientaient et avaient hâte de rentrer dans le vif du sujet.

Après notre sortie d’Alger, et après un périple assez mouvementé, nous étions enfin sur la route de LAGHOUAT, notre première étape de liaison sur la terre d’Afrique.

Nous avons laissé BLIDA, les gorges de LA CHIFFA; coin magnifique, pas moyen d’admirer le paysage, il fait nuit noire. Ensuite, toujours cap 180°, nous fonçons plein sud, en passant par BOGHARI; c’est le début des confins présahariens. Nous apercevons quelques dunes de sable et du sable par endroits recouvrant la route.

Nous faisons une petite halte casse-croûte à DJELFA vers minuit. Une heure après, nous installons la tente de camping à LAGHOUAT, sur le terrain de foot (sans herbe).
Nous retrouvons Alain, arrivé bien avant nous.







Je vais faire mon plein d’essence à la sortie de la ville et, au retour, j’entends un bruit suspect sous la voiture : je m’arrête et regarde….arbre de transmission arrière cassé : je roule avec le pont avant ! Je rentre et essaie de dormir. Impossible de fermer l’œil, il fait froid (-5°) et l’aube arrive.
Je vais voir aussitôt FOUGEROUSE qui est donc le patron du Team et son mécanicien, Michel BAUJEAN, qui participera par la suite à plusieurs Dakar.



Par un heureux hasard, Michel a un arbre de transmission de rechange. Je suis très content car sinon, sans cette pièce nous arrêtions là le rallye !!
La réparation se fait donc et nous repartons vers GHARDAÏA, une oasis superbe, là où habitent les Mozabites. Cette ville est constituée de plusieurs villages.
C’est une palmeraie magnifique que nous visitons, car c’est une étape de liaison. Nous achetons des oranges et à midi, nous nous régalons d’un casse-croûte à côté d’un petit ruisseau.

Un autre Toyota arrive près de nous, s’arrête. Nous nous présentons et nous ne nous quitterons plus durant le parcours. Ce sont Bernard et Jacqueline LEMONNIER, sympathiques pharmaciens de la Mayenne. Un courant d’amitié s’installe immédiatement entre nous.
En ouvrant une boite de sardines, je dis en plaisantant que cela serait bien meilleur avec du beurre et aussitôt, Bernard sort un pot de beurre dur comme de la pierre de son 4x4 ; il avait installé un petit frigo dans sa voiture… Vu la forte chaleur de la journée, ce cadeau était surprenant et vraiment apprécié.



Bernard et Jacqueline ont souvent ravitaillé Alain, car sur la moto, pas moyen d’emporter des vivres, à part quelques fruits secs et un bidon d’eau. Nous avons quitté cet endroit avec regret et nous nous sommes dirigés vers EL GOLEA en traversant le Grand Erg Occidental, le paysage est beau et nous rencontrons beaucoup de sable sur la route poussé par le vent.

EL GOLEA – TIMIMOUN ( 300 kms )
Route de moins en moins bonne, avec quelques puits signalés.
A Timimoun, Alain remplace son guidon cassé.
Nous couchons sous notre tente et la nuit est splendide avec un ciel sans nuage constellé de milliers d’étoiles. Je comprends ce que ressentais ST Exupéry lors de ces vols de nuit vers Dakar lorsqu’il passait au-dessus du désert.

Le lendemain, nous avons une spéciale qui passe à travers le plateau du Tademaït, environ 300 kms. Il existe quelques balises et tous les véhicules dévalent à toute vitesse, en ligne, l’un dépassant l’autre.



Les frères MARREAU, sur une 4 L, nous dépassent souvent, mais vu que leur moteur « chauffe », ils sont souvent arrêtés pour remettre de l’eau.
D’autres tombent en panne. Des motards rivalisent d’adresse et roulent plus vite que nous.
Alain signe un bon temps et se retrouve 6ème au classement. Dominique se débrouille bien, mais le Toyota châssis court ne tient pas bien la piste.

En allant sur IN SALAH, le 31 décembre, je m’enlise car le sable est très mou. Nous nous en sortons en marche arrière. C’est le pays des Targuis et ils ont fière allure.
On n’oubliera pas ce séjour d’une demi-journée à In Salah, avec sa belle oasis. Il y a quatre «ksours », les jardins irrigués par des « foggaras » amènent l’eau des sources lointaines par des souterrains jusqu’aux palmeraies. L’eau est ensuite distribuée judicieusement grâce à un système appelé «peigne » qui divise le précieux liquide et le dirige vers différentes propriétés.

Nous en profitons pour une remise en état des véhicules : vidange, filtre à air (qui doit être changé tous les jours, le sable rentrant
partout).



Nous nous lavons dans une « reghia », car la toilette est sommaire depuis le départ.
La palmeraie est belle ; nous faisons connaissance avec un habitant qui possède un beau jardin. En parlant avec lui, il nous dit qu’il a travaillé à Nice dans un grand hôtel, et qu’il est heureux d’être ici. Il est content de nous rencontrer et le sommes tout autant que lui. Il repartira avec un tee-shirt d’Alain.

Dans le restaurant local de la ville, tout le Paris Dakar est là, l’attente est longue et enfin, lorsque notre tour arrive, nous dévorons quelques tomates délicieuses et un steak de chameau.
Puis pour la nuit du 31 décembre, nous ouvrons nos boîtes de conserves, avec de l’eau pour arroser la nouvelle année. Je pense avec envie aux copains en France qui réveillonnent en Sologne autour d’une table bien garnie."

A Suivre...
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Jeff



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MessagePosté le: Sam 30 Avr 2016, 22:19    Sujet du message: Répondre en citant

Et on continue les aventure de la famille Schaecht/Fondrillon grâce aux souvenirs de Marcel Schaecht....Nous avions laissé tout le monde le soir du réveillon et là, on attaque l'année 1979...

" IN SALAH – TAMANRASSET
Nous sommes le 1er Janvier. Il y a des lignes droites pendant 50 kms ; jamais vu ça ! La route est en mauvais état avec des trous énormes, signalés par quelques pierres.





Nous roulons dans les dunes ; le paysage est magnifique. Les dunes sont immenses, très hautes. Nous prenons quelques photos….



Il y a des voitures renversées, des motards en panne : le tribu de chaque jour.

Nous passons les gorges de l’ARAK : impressionnant ! Les roches sont noires. Elles font environ 50 kms de longueur, c’est un couloir qui semble sans issue, et la lumière est rare. La faille coupe en deux le Mouydir, et l’impression ressentie est d’autant plus vive qu’on aborde pour la première fois la montagne saharienne.



Avec joie, l’on retrouve un horizon plus vaste, mais le paysage reste hallucinant, avant l’embranchement qui conduit au Tassili Des Adjers par Amguid. Les roches de dimension colossales, patinées de noir, ont des formes très précises.

Encore quelques montées et descentes et nous arrivons, dans l’après midi, en vue de la porte de TAMANRASSET. Nous faisons une petite visite en ville pour acheter des chèches pour la poussière.

Nous voulions aller à l’ermitage du Père de Foucault, mais il est trop tard et le refuge est à 50 kms de là et à 2500 mètres d’altitude. Sa tombe se trouve à El Goléa.

Alain est parti au terrain d’aviation chercher des pièces à l’avion affrété par Honda France ( un vieux Dakota ). Honda France lui a prêté la moto 250 pour effectuer ce rallye et ce dernier peut venir se ravitailler en pièces.





TAMANRASSET – IN GUEZZAM – ASSAMAKA (NIGER)
Etape terrible de 530 kilomètres, sur une piste interdite. Pas de village, du sable mou, du caillou, du fech-fech, de la poussière à revendre.




















Beaucoup de concurrents sont perdus, nous trouvons des motards désemparés, sans eau, sans vivres, en panne d’essence ou d’huile…nous en dépannons un certain nombre et prenons beaucoup de retard. Nous arrivons de nuit au poste de police à la frontière algéro-nigérienne (le poste est un vieux wagon) avec un policier. Contrôle des passeports et nous repartons sur ASSAMAKA, un poste nigérien (ancien poste méhariste français), avec murs crénelés… très joli avec la clarté de la lune. Au milieu du poste, une source d’eau….chaude. Interdiction de prendre des photos.

Le lendemain, le 3 Janvier, départ en direction d’AGADEZ, avec spéciale jusqu’à ARLIT, base importante française où se trouvent de riches mines d’uranium.

Etape difficile, cassante, alternance de sable et de cailloux, trous non signalés. Nous sommes au pays des Touaregs. Nous apercevons quelques caravanes chargées, mais pas de villages. Le paysage est lunaire.
Nous sommes reçus dans une famille française vivant là et travaillant aux mines d’uranium.



Le repas est copieux : cuissot d’antilope du désert. Cette journée de repos nous permet de nous rappeler les bienfaits d’une bonne douche et d’apprécier de dormir dans un bon lit, dans une vraie chambre.

Le lendemain, nous quittons ce havre de paix pour AGADEZ et dans cette région, la boussole est la bienvenue. Depuis ARLIT, beaucoup de concurrents se perdent ; beaucoup n’ont même pas de boussole, où s’ils en possèdent une, ne savent pas forcément s’en servir.
La couverture sanitaire est équipée de Peugeot deux roues motrices…
Nous en rencontrerons une à la sortie d’un virage « très serré » accidentée dans le creux d’un oued desséché, heureusement sans blessés.





Nous trouvons sur la piste, en plein désert, RENE METGE à pied, faisant du stop…ayant décidé de quitter son coéquipier lors d’une dispute (il est vrai que dans de telles conditions de fatigue, manque de nourriture, les nerfs sont mis à rude épreuve). Il prendra par la suite le volant d’un véhicule de l’AMSAM (assistance médicale jusqu’à DAKAR.



A AGADEZ, nous sommes arrêtés par un contrôle de police.
Visite de la Mosquée d’Agadez et du marché ou se côtoient bien des ethnies : Haoussas, Touaregs, Peuls, Zarmas, Kanouris. Agadez possèdent 27 000 habitants, pays touristique avec le Ténéré et l’Aïr.

Nous logeons à 10 kilomètres dans un camping un peu ombragé. Nous assistons à une retransmission radio avec MAX MEYNIER, quelques concurrents, veinards, peuvent donner de leurs nouvelles à leur famille.

Bientôt la suite!!!
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inivag



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MessagePosté le: Dim 01 Mai 2016, 12:23    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour !
merci pour ce fabuleux récit et pour le partage , vivement la suite .
vraiment une grande et belle aventure ces premiers Paris Dakar !
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Jeff



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MessagePosté le: Mer 11 Mai 2016, 16:30    Sujet du message: Répondre en citant

Nous reprenons les aventure de la famille Schaecht / Fondrillon où nous les avions laissés.... Nous sommes donc le 5 Janvier 1979 au matin...


AGADEZ – TAHOUA (Vendredi 5 Janvier)
Le lendemain matin, en nous rendant au terrain d’aviation pour le départ, un attroupement de gens qui nous font signe de nous arrêter. Nous voyons un motard allongé à côté de sa moto, sans connaissance, inerte. Il a chuté dans un trou. Je fais appeler Thierry SABINE et le motard, PATRICK DODIN est conduit au terrain d’aviation. Avec une fracture du crâne et en état de coma profond, il ne survivra malheureusement pas.



Nous étions le 5 Janvier 1978.

C’était le premier accident grave du premier Dakar; Ensuite, de nombreux accidents eurent lieu :
Le 1er Janvier, MARIDO, double fracture du tibia ;
Le 3 Janvier, PIERRE SCHRICKE, main cassée ;
Le 5 Janvier, POTISECK, double fracture ;
Le 7 Janvier, LE GUYADER, lésion de la rate ;
DESNOYERS, fracture d’une épaule ;
VECCHIOUI, fracture d’une jambe
Le 9 Janvier, PATRICK DUBUIRE, éclatement de la rate et
Traumatisme crânien ;
Le 10 Janvier, MOREAU, blessure à la tête ;
TOUYA, blessure à la tête.

... Et d'autres encore...

Pendant cette étape, à la sortie du village Ekisman, le road-book signale : sortie du village, prendre piste principale. Il y a plusieurs pistes… Laquelle prendre ? Au loin, nous voyons un véhicule dégageant de la poussière, nous prenons donc la même direction…et plusieurs voitures nous suivent : la voiture MONTE CARLO, RENE METGE, l’équipage de Mr et Mme SARRAZIN, plusieurs motards, dont CHRISTINE MARTIN.
La nuit arrive et en faisant le point, nous constatons que nous nous éloignons de plus en plus. Nous prenons donc la décision d’arrêter et de bivouaquer sur place. CHRISTINE MARTIN décide de nous quitter et de rejoindre, seule, de nuit TAHOUA. L’on nous signale de nombreux lions dans cette région !!
Nous organisons un grand feu (il y a des baobabs), casse croûte collectif, un vrai camp de scout. Le ciel est d’une pureté jamais vue chez nous, constellé d’étoiles… et l’on ne dort guère.
Départ le lendemain matin à 5 heures; nous tombons sur un village où nous prenons un guide…(qui n’a pas l’habitude de voyager en voiture)… et qui se perd !
Enfin, nous arrivons à TAHOUA à 7 heures 45, pour reprendre le départ à 8 heures (8 heures étant la limite pour ne pas être éliminés).

TAHOUA – TALCHO
Spéciale de 250 kilomètres à travers une zone apocalyptique ; désert de cailloux, de rochers, de trous non signalés.
Près d’une énorme saignée, un camion semble avoir de gros problèmes.



En ayant notre attention fixée sur ce véhicule, nous ne voyons pas à notre tour ce piège et le choc est brutal ; nous prenons de plein fouet cet énorme trou. Nous avons des dégâts : amortisseurs touchés ; lames de ressort cassées ; nous avons perdu le capot, les portes sont elles aussi éjectées ; l’accélérateur est cassé ; bidons d’huile crevés à l’intérieur du Toyota et nous, nous sommes vraiment «secoués » . Nous croyons le Dakar fini. Nous faisons signe aux voitures suivantes de contourner ce trou.



Nos amis, Bernard et Jacqueline arrivent et nous leur confions la tâche de prendre soin d’Alain et de le ravitailler car nous allons perdre beaucoup de temps à réparer tout cela pour continuer coûte que coûte ce rallye. Et effectivement, nous repartirons.

TALCHO – NIAMEY

Piste toujours très dure. Avant d’arriver à Niamey, nous trouvons un peu de route goudronnée.



Il n’y a plus de place dans les hôtels de la ville; nous arrivons un peu tard. Nous trouvons quand même un coin pour dormir et se reposer chez le représentant Toyota qui nous offre une villa….vide, sans aucun meubles ! Dominique et Alain dorment sur le carrelage, dévorés par les moustiques. J’en profite, car le garage Toyota est mis à ma disposition, pour changer les lames de ressort cassées et les amortisseurs; vidanges diverses, et à l’aube, nous sommes prêts à repartir.
Comme le départ est à 10 heures, nous en profitons pour faire quelques achats et rendre une petite visite au superbe musée. Nous achetons des bijoux artisanaux en or (croix d’Agadez), et prenons le départ en direction de MEHAYA. Zone désertique, quelques épineux et acacias, piste impraticable, très difficile, le paysage est lunaire. Malgré notre chèche autour du visage, nous respirons de la poussière. Le pilote et le co-pilote se voient à peine entre eux. L’étape qui devait faire 250 kilomètres, en fait en réalité 470: le road book est faux…

Sur la piste, en voulant sortir d’un espace de sable mou, j’attrape un petit monticule, et avec la vitesse nous faisons un superbe tonneau. Tout se passe très vite ; une fois le véhicule stoppé, j’actionne le « coupe-contact », manette peinte en rouge pour être visible sur le tableau de bord. Nous nous extirpons du Toyota comme nous pouvons. Je vois l’huile et l’essence couler des réservoirs ; je crains le feu. Pour nous pas trop de mal ; je saigne des dents, j’ai du me cogner sur le volant. Dominique va bien, petite contusion au bras.
Dans le véhicule, tout est sens dessus dessous : les boîtes de conserves sont aplaties, les bidons d’huile et d’eau sont ouverts…



Comme nous venions de doubler un camion, celui-ci s’arrête et avec complaisance remet le Toyota sur ses roues. Cette fois ci le pare brise est cassé, le toit crevé. C’est là que nous disons merci aux arceaux de sécurité ; plus de peur que de mal ; nous essayons de repartir, le moteur crachote, fume et repart… Les vitesses sont dures à passer, mais cahin-caha, nous finissons l’étape. Nous avons beaucoup de chance !

J’avais noté, chaque jour, sur un journal de bord, toutes les péripéties, tous les moments difficiles de la course, et là, je voyais toutes les fiches s’envoler avec le vent du désert.

La nuit nous prend et nous trouvons sur notre chemin de nombreux motards en panne d’essence (l’étape étant plus longue que ce qu’il y a de noté sur le road book); nous leurs donnons un peu d’essence. Beaucoup n’ont pas de lumière ; ils roulent devant nous dans le faisceau des phares.

Nous arrivons à GAO vers minuit et Alain est introuvable. Nous dormons sur une terrasse, dévorés par les moustiques ; vivement le jour. Alain nous retrouve au petit matin et nous sommes heureux de nous revoir.

La matinée est libre et nous en profitons bien sûr pour faire quelques achats de fruits, surtout beaucoup d’oranges.

Nous traversons ensuite le NIGER sur un bac et de l’autre côté du fleuve j’en profite pour laver le Toyota et enlever toute cette poussière qui colle partout.





Et puis c’est l’installation du camp, les tentes se regroupent pour la nuit, comme au temps des pionniers d’Amérique.

Départ le lendemain pour MOPTI, nous sommes au MALI.



La suite très bientôt!!!...A+
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ippocamp



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MessagePosté le: Jeu 12 Mai 2016, 13:44    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous!
Quel bonheur ce récit, merci beaucoup à M. Schaecht, et à Jeff pour l'avoir récolté!! Very Happy
Tous ces détails sont passionnants, alors qu'une partie du road book s'est envolé lors du tonneau... Hallucinant aussi le fait qu'après une quasi nuit blanche à réparer le Toy, vous ayez trouvé le temps d'aller visiter le musée local!!!
Et toutes ces nouvelles photos, c'est vraiment génial.
Merci de nous faire partager tout ça. Wink
_________________
ippocamp c'est Philippe, il avait 9 ans quand il a vu les premiers reportages sur le trocadero et il s'en souvient!!
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inivag



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MessagePosté le: Dim 15 Mai 2016, 11:02    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour
et récit toujours accompagné de photos qui nous replongent bien dans l' action et l' aventure de ce premier Dakar.
Very Happy
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Jeff



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MessagePosté le: Ven 20 Mai 2016, 18:48    Sujet du message: Répondre en citant

La suite et la fin de ce Dakar...

"Mardi 9 Janvier : Nous traversons une zone désertique, caillouteuse et montagneuse, et passons dans la région des Monts HOMBORI, le spectacle est magnifique. Il serait bon de faire du tourisme et nous découvrons une montagne appelée «la main de Fatma ».



Nous n’avons guère le temps d’en profiter, dommage ; les habitants sont des Peuls, tribus nomades avec des troupeaux. Etape de 500 kms ; nous arrivons assez tard, très fatigués et très sales.

Le lendemain, étape de 700 kms vers BAMAKO. Nous trouvons plus de villages malgré le peu de végétation.
Piste à peu près potable, mais très sablonneuse avec ornières et pièges et beaucoup de poussière.





Nous arrivons à Bamako….sur une route asphaltée, un luxe… Il y a énormément de monde à l’arrivée et nous n’avons pas de place dans les hôtels, car déjà réservé par les « écuries officielles « .

Finalement, un professeur de français, accompagné de ses enfants nous offre de nous conduire dans un petit motel sur le bord du fleuve Niger. Nous bénéficions d’une chambre et d’un lit pour trois. Je dors sur le sol au milieu d’une multitude de cancrelats, sans parler des moustiques, qui toute la nuit en profitent. Nous avons tout de même une douche, que nous apprécions à sa juste valeur, ce n’est pas du luxe, nous sommes vraiment très très sales.

Lavés, rasés, et habillés de vêtements propres, nous prenons l’apéritif sur la terrasse, au bord d’une piscine à l’eau peu claire. Une personne, à côté de nous boit du champagne….par 40° à l’ombre, et nous propose de laisser nos jus de fruits et de venir partager la bouteille avec lui. Nous acceptons volontiers. Je lui demande s’il connaît Bako Touré, l’ancien capitaine de l’équipe de foot de Blois , et me dit « oui, bien sûr « et il fera la commission et le préviendra de notre passage. Après avoir dîné d’un appétissant poisson, un capitaine, nous sommes fatigués et allons dormir.

A minuit, on frappe des coups dans la porte de notre chambre ; c’est Bako Touré qui vient m’inviter à venir dans sa boîte de nuit de Bamako. Je le remercie et décline son invitation ; mais il tient quand même à m’offrir, au bar du motel, un whisky. Je ne l’ai jamais revu. C’était un sacré joueur de foot.

BAMAKO- NIORO DU SAHEL –

C’est une piste à ornières, bosses, trous, beaucoup de poussière car nous roulons les uns derrière les autres à une vitesse de 80 à 100 km/heure.

NIORO DU SAHEL – KAYES

Nous sommes le 12 Janvier. Nous passons le fleuve SENEGAL à gué. La nature, depuis deux jours a bien changé. Du désert, nous passons à une végétation luxuriante, avec beaucoup d’oiseaux et de papillons. Nous avons traversé plusieurs réserves avec beaucoup d’animaux sauvages.





Après KAYES, le coin le plus chaud du Sénégal, nous prenons la direction de KIDIRA ou nous ferons étape et ou nous retrouverons Alain. Voilà deux jours qu’il avait disparu. Lui, en moto prend de l’avance, et nous, du retard. Il est sixième au classement général, tous véhicules confondus, et donc troisième en moto !

KIDIRA – BAKEL
C’est une spéciale très rapide.

BAKEL – LIGUERE.
Nous approchons du but. La voiture, malgré toutes nos avaries, marche bien, bien que les amortisseurs soient morts, ainsi que deux lames de ressort. Il est quand même temps d’arriver.
Mon fils, Alain, qui a toujours bien roulé, casse sa roue avant. Il nous attend durant 7 heures sur le bord de la piste. Son camarade VASSARD, sur Honda, s’est arrêté pour l’aider mais est reparti. Comme nous avons la caisse à outils et les rayons de rechange, (mais malheureusement pas de roue avant !), Alain répare, puis redémarre sans rattraper son temps; il prend donc 7 heures de pénalité. Sans cela, il aurait certainement fini deuxième ou troisième du Dakar. Mais c’est cela la course et je me dis que d’autres ont eu moins de chance encore.

LIGUERE – LOUBA
Toujours du sable et de profondes ornières. Nous arrivons en vue de la mer à PATOU, aux environs de ST LOUIS DU SENEGAL.

Sur la plage, des concurrents se baignent, d’autres lavent leurs véhicules. Les survivants du Dakar sont là, moins fringants qu’au départ, sales, hirsutes, mais contents d’avoir pu traverser ces contrées désertiques sans trop de casse, matérielle et humaine.











Etape finale : Le départ se fait sur la plage de ST LOUIS.


Dimanche 14 Janvier : Nous attendons que la mer soit basse pour partir.
Les motards sont en ligne pour s’élancer, tous ensemble, une dernière fois, sur leur mots, direction DAKAR, la capitale.
C est beau. Ils sont magnifiques et fiers, à juste titre.











Les voitures, partent elles, une par une selon l’ordre du classement.
Comme nous sommes en saison sèche….l’arrivée se fait sous une pluie battante ! Toute l’eau rentre dans notre habitacle (toit cassé lors du tonneau).






A DAKAR, l’arrivée se fait Place de l’Indépendance, ou un podium a été installé.



Le lendemain, visite du marché de Soumbédioune, puis repas au restaurant où nous avons dégusté une délicieuse langouste. Puis nous sommes restés à l’hôtel pendant trois jours, à la pointe des Almadies, le temps de remiser le Toyota et la moto au port, sur un cargo, pour les ramener en France.

Un matin, près de l’hôtel, je vois un pécheur à la ligne, sur une digue, entrain de réparer sa ligne emmêlée. J’entame la conversation, et reconnaît l’accordéoniste, Aimable, qui me dit venir chaque année, à la pêche, au Sénégal.

Ensuite, Nous avons pris l’avion, direction Roissy, avec quelques ennuis, car j’avais gardé avec moi un couteau de chasse dans mon sac de voyage. Tout c’est bien arrangé, c’est le commandant de bord qui l’a récupéré. En arrivant à Paris en tenue légère, nous avons été accueillis…par la neige.

Ce premier PARIS – DAKAR fut une épopée. S’engager dans ce type de rallye n’est pas trois semaines de vacances au club Med. Les pilotes le savent bien et acceptent les risques que personne ne les poussent à prendre.

A l’arrivée, 70 rescapés sur 170 véhicules.

Le coût du rallye
Engagement moto : 3500 Frs
Engagement auto : 7000 Frs
Transport bateau et retour avion exclus.

Les primes aux concurrents à l’arrivée :
25000 Frs au premier
20000 Frs au deuxième
15000 Frs au troisième

Alain a touché 10000 Frs, et HONDA France, considérant sa bonne performance, lui a offert la moto. Il travaille comme mécanicien dans la concession de motos Honda de sa sœur. Il avait la possibilité d’avoir des pièces détachées de rechange mais devait effectuer lui-même ses réparations, s’étant inscrit en « privé » .

Cette année, 3 HONDA se sont classées dans les 6 premiers :
Les pilotes :
CYRIL NEVEU - PHILIPPE VASSARD - ALAIN SCHAECHT

Alain a couru trois fois le Dakar (79, 81 et 82), le dernier a failli lui coûter la vie à l’étape GAO-MOPTI-GAO où il était classé troisième avant son accident.

D’autres PARIS-DAKAR eurent lieu, toujours beaucoup de casse, de galères, de blessés, de morts, malgré une organisation mieux préparée, plus sophistiquée et des moyens techniques importants.

Je suis vraiment content d’avoir participé, avec mes enfants à ce premier rallye PARIS-DAKAR et j’espère qu’il continuera à faire rêver les concurrents. Nous avons traversé le Sahara du Nord au Sud, traversant des régions grandioses, magnifiques, où l’homme se sent bien petit."

Marcel SCHAECHT.



Un immense merci à Marcel Schaecht pour le temps passé à mettre par écrit ses mémoires pour nous les confier...
Un immense merci également à Dominique Fondrillon pour avoir persévéré face à la technologie informatique parfois rebutante mais qui finalement s'en est très bien sortie!!! Grâce à elle, nous profitons des photos de la famille Schaecht / Fondrillon et du récit de son papa!!!

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inivag



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MessagePosté le: Sam 21 Mai 2016, 21:12    Sujet du message: Répondre en citant

Very Happy oui un immense merci pour toutes ces anecdotes ,tout cela nous replonge dans nos jeunes années .
que de souvenirs gravés dans les mémoires ,après une si belle aventure.
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ippocamp



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Messages: 45
Localisation: Chavagneux 38

MessagePosté le: Mar 24 Mai 2016, 18:23    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo et encore une fois merci à eux, c'est passionnant!!
En plus je découvre deux nouvelles photos de la Rancho n°194, la seule ayant participé au Rallye!! Laughing Cool
_________________
ippocamp c'est Philippe, il avait 9 ans quand il a vu les premiers reportages sur le trocadero et il s'en souvient!!
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Franck D.



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MessagePosté le: Mer 25 Mai 2016, 11:08    Sujet du message: Répondre en citant

inivag a écrit:
Very Happy oui un immense merci pour toutes ces anecdotes ,tout cela nous replonge dans nos jeunes années .
que de souvenirs gravés dans les mémoires ,après une si belle aventure.


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Jeff



Inscrit le: 07 Sep 2004
Messages: 2535
Localisation: Roanne

MessagePosté le: Ven 27 Mai 2016, 14:38    Sujet du message: Répondre en citant

L'histoire d'un seul morceau et d'autres photos exclusives sont visible dans notre partie "Magzine" ici:

http://www.dakardantan.com/magazine/Memoires-d-un-PARIS-ALGER-DAKAR.html

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