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citroën visa n°198 Ducoutumany / Vincent
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Jeff



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MessagePosté le: Dim 11 Sep 2005, 23:42    Sujet du message: citroën visa n°198 Ducoutumany / Vincent Répondre en citant

Grace à un message via le site de Patrick Zaniroli, j'ai pu rentrer en contact avec Serge Ducoutumany qui participa à plusieurs Dakar avec entre autres pilotes J-P (Jipé) Struggo.
Pour sa première participation, Serge (Papou) est parti sur une Visa. La suite des expilcations grace à son mail:

"Pour le DAKAR 85, nous avons claqué le joint de culasse dans le Ténéré après Dirkou, j'ai pensé à un problème de carburant, tout le monde se plaignait, en réalité et je ne l'ai compris qu'à la mise au point l'année suivante, il y a eu un mal entendu entre la ste Weber et Denis MATHIOT qui m'avait préparé le moteur. Le réglage des carburateurs était trop pauvre, le moteur a chauffé et... joint de culasse !
Si vous souhaitez d'autres photos, pas de problème. Durant les 4 Dakar avec la VISA, il m'est arrivé bien des aventures, nous pourrons en reparler à l'occasion.
Salutations amicales.
Serge"

Merci pour tous ces renseignements et la photo de la "petite" Visa en Algérie:



Je vous joints également les photos liées au mail, à savoir le même visa lors du Dakar 88 puis son dernier "Le Caire" sur Mercedes:





Un grand merci pour tout et à très bientôt j'espère pour d'autres infos sur cette Visa qui existe encore!!!!
A+
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Jeff



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MessagePosté le: Mar 13 Sep 2005, 21:50    Sujet du message: Répondre en citant

Lors d'un échange mail avec "Papou", celui-ci m'a proposé de vous faire profiter d'un récit dont il est l'auteur:

"Dans des circonstances particulières, j'ai retracé mes trois premiers Dakar sous la forme d'un livre. Ce livre, était pour moi tout seul, je ne suis pas un écrivain. Sans aucune prétention, je vous propose de vous distiller quelques pages. Je ne pense pas que ce sera le feuilleton de cet automne, mais les amoureux de l'Afrique et du sable y trouveront des idées pour rêver.
Si cette proposition vous intéresse, entre deux voyages, je vous passerai quelques pages."

Bien sûr que nous sommes intéressés, passionnés par avance même!!!
J'ai alors recu la préface de cet ouvrage écrite par Jipé Struggo himself.
Cette préface montre comment "Papou" a acquis ses lettres de noblesse en tant que navigateur (comme certains autres que l'on connait bien). Il a eu la gentillesse de lier avec cette préface quelques photos qui mettent en image l'évênement:




Et puis voici la copie de la 42ème page de la 15ème étape du livre de route. Passage de la passe de Néga en Mauritanie.:



Le Nissan Terrano qui fait se qu'il peut dans la passe:



et la remise des prix à Dakar pour Jipé et Papou : 1er marathon essence.



Voilà, maintenant qu'on a la préface, qu'on situe bien tout le personnage, on a hate de lire la suite!!!!
A+ et merci pour toutes ces docs perso!!
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Jeff



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MessagePosté le: Jeu 15 Sep 2005, 23:12    Sujet du message: Répondre en citant

C'est fait!!! La suite est arrivée avec l'introduction du livre perso de "Papou". En relisant le post plus haut, vous verrez qu'il parle de "circonstances particulières" qui l'ont amené à retracer ses trois premiers Dakar. Papou m'a également fait passer des photos de ces "circonstances particulières" qui se sont déroulées pendant le Dakar 87:





"Voici donc ce qui explique le pourquoi du comment, Papou a eu le temps et la volonté d'écrire", en reprenant ses mots:



A bientôt!!!!
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Jeff



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MessagePosté le: Dim 18 Sep 2005, 13:56    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà la suite du récit de "Papou" qui explique comment il s'y prit trop tard pour tenter l'aventure en 84 mais réussit à préparer comme il se doit sa Visa pour ce Dakar 85:

"

PREMIÈRE TENTATIVE



Depuis de nombreuses années, j'ai pris l'habitude d'aller faire une virée en Afrique, j'aime l'automobile, les zones désertiques et les Touaregs. Leur rythme de vie est un excellent moyen pour décompresser lorsque l'on a une vie active. Mes amis connaissant ma passion pour la compétition, l'automobile et l'Afrique, me demandaient pourquoi je ne faisais pas le Dakar ? Invariablement, je répondais, "jamais". Il me paraissait ridicule de traverser l'Afrique à plus de 100 à l'heure. Et puis les démons du grand Sud et de la compétition ont eu raison de moi, mais seulement une participation, juste pour voir.



En Octobre 1983, j'ai rencontre Georges Falconnet, directeur du commerce France chez Citroën. C'est un monsieur qui fonce, nous avons plusieurs points communs, entre autre nous sommes nés et habitons Saint-Cloud, nous travaillons tous les deux pour la firme au double chevrons, lui au siège et moi en tant qu'agent de la marque, à Saint-Cloud et à Garches et cela pour la troisième génération. Autant dire que je suis « vacciné Citroën ».

C'est ainsi que le culot m'a poussé à lui demander une Visa pour le Paris Dakar : Il n'était pas contre et allait voir.



Quelques jours plus tard, j'avais rendez-vous avec Christian Bailly, directeur de la publicité chez Citroën, qui m'accueillait en me disant : "c'est vous le protégé du Patron? Il m'a demandé de vous trouver une voiture, il ne faut pas partir avec autre chose qu'une Citroën." Ce qui m'a laissé penser que ma demande était en bonne voie. Après les formes de politesse, C. Bailly m'explique qu'il a pris contact avec Guy Verrier, lui-même directeur du service compétition Citroën et là, rien ne va plus, il n'y a pas de voiture prête, il ne reste pas assez de temps pour en préparer une. Afin de forcer la chance, je propose de la préparer dans mon garage. A C. Bailly de conclure en rétorquant, que les inscriptions étaient closes. Ce qui était vrai selon le règlement, mais aujourd'hui, je sais que l'on peut s'inscrit après la date. T.S.O est aussi commerçant !

Avec le recul du temps et sachant ce que je sais, (à l'époque je ne connaissais même pas le règlement, je n'avais aucune idée du budget, de la préparation du véhicule etc. Ma seule source d'information, c'était la presse, la télé, qui faut bien le dire donnent aux aventuriers l'envie de partir) il n'aurait absolument pas été raisonnable de prendre le départ.



Maintenant, je remercie Georges Falconnet et Christian Bailly d'avoir voulu m'aider, ainsi que Guy Verrier de m'avoir éviter le pire.

Ce qui est certain, il n'est pas impossible d'envisager d'obtenir une voiture de cette façon. J'étais bien décidé d'en reparler l'année suivante

Le 6ème Paris Dakar a été une réussite pour Citroën, puisque Marc Lacaze a placé sa Visa 2 roues motrices à la 8ème place.

Pour l'équipe Citroën et l'équipage Lacaze/ Duriez, un grand : BRAVO !






DEUXIÈME TENTATIVE





Fin Juillet 1984, je rencontre une nouvelle fois G. Falconnet, pour des raisons professionnelles, il me garde à déjeuner, le moment me semble opportun de lui réclamer une voiture pour le prochain Dakar.

Je reformule ma demande ainsi : "Monsieur Falconnet, l'an dernier je vous avais sollicité afin d'obtenir une Visa Mille Pistes pour le Dakar, vous aviez accepté, mais il était trop tard pour les inscriptions. Avec un peu d'avance, je renouvelle ma demande."

Monsieur Falconnet n'est pas un Monsieur qui tourne autour du pot, dix secondes ont suffit. "C'est oui, mais vous la faite courir aux couleurs des Agents Citroën", ce qui était bien mon attention. Le pied à l'étrier était mis, j'avais gagné le premier round, par la suite, je découvrais qu'il y en avait bien d'autres.

Avec le mois d'Août, tout s'arrête. Il faudra attendre la rentrée pour prendre possession de la Mille Pistes et commencer la préparation. Je profite des vacances pour parcourir le règlement et peux entrevoir ce qui attendent les nouveaux candidats à l'aventure.

Dès Septembre, comme prévu, je rentre en possession de la Visa Mille Pistes. C'est le service compétition Citroën à Trappes qui me la remet. Elle est toute neuve, elle est belle, je m'y crois déjà.


C'est Georges Falconnet qui me remet officiellement les clés de la Visa 4X4.


Première étape : Trappes Garches 20 Kms et là, je me demande comment est-il possible d'aller à Dakar avec un tel engin ?

Je reprends contact avec le Service Compétition, à cet instant je comprends qu'il y a du pain sur la planche. Dans mon esprit avec une Visa 4 X 4 Mille Pistes, il suffisait de mettre deux baquets, un arceau de sécurité et un réservoir plus grand. Pas du tout, c'est une base, à partir de laquelle on modifie et on améliore en fonction des courses à venir. Citroën Compétition me fournira la liste de travaux à effectuer en vu de rendre l'auto plus performante, document très bien fait, photos à l'appui. Temps prévu, 400 heures, il nous en faudra 600. Deux employés du garage se proposent de m'aider pour le plaisir, ils vont participer à leur manière au mythique rallye. Il y a Antonio, un carrossier, et Alain, le mécano, ainsi que mon frère (responsable de la carrosserie) et mon futur équipier Gilbert Vincent, lui-même agent Citroën. Les nuits, les samedi, les dimanche, nous prenons un réel plaisir à alléger, renforcer, modifier la caisse.



Le rallye est déjà commencé. Le moteur, la boite de vitesses et le pont avant, seront modifiés par D.M.C. (Denis Mathiot Compétition).
Le moteur aura 140 chevaux, la boite de vitesses des rapports courts, quand au pont avant il sera autobloquant.

T. S. 0, Africatours et les améliorations du véhicule coûtent très cher. J'avais envisagé une participation de 200 Frs pour chacun des 5.000 agents Citroën, ce qui représentait l.000.000 Frs, à part 6 ou 7 collègues, personne n'y croyait.



Il a fallu se mettre à la recherche de sponsors. Je me suis naturellement orienté vers l'automobile et en particulier les différents départements de notre constructeur, ainsi que tous les fournisseurs. Assez facilement le budget a été couvert, toutefois nous n'avons pu, ni passer en voie large, ni faire l'achat d'éléments de carrosserie en plastique.

Pour l'assistance ? Nous avons prévu de l'effectuer nous même, le transport des pièces s'effectuant dans un camion Iveco de bonne taille. Il y avait 4 cantines pleines de pièces susceptibles de s'user ou de casser, ainsi que 14 roues complètes (merci Michelin). Sur ce même camion, il y avait une autre Visa, nos amis Jean-Pierre Strugo et Bernard Deloffre. C'était plus sympa pour le soir à l'étape. Une assistance comme celle-ci aura coûté 40.000 Frs. Si elle va jusqu'au bout, c'est correct.

Mi Décembre la voiture est prête, nous allons réunir les sponsors, les amis et baptiser la Visa, Marie-Christine sa marraine, lui donnera son nom."

Un grand merci, "Papou", pour ce récit qui nous met l'eau à la bouche en attendant le départ de ce rallye en 1985!!!
A+
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Jeff



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MessagePosté le: Sam 01 Oct 2005, 00:08    Sujet du message: Répondre en citant

Je viens de recevoir une partie du récit de "Papou":

" 1985 - MON PREMIER DAKAR





Après avoir effectué les contrôles administratifs à la Tour Eiffel et techniques à l'espace Ballard, nous sommes bons pour le service. Il ne reste plus qu'à garer la voiture sur la place d'Arme à Versailles. Nous avons le n° 196, juste derrière les 2 Visa usine Lacaze et Therier, ensuite c'est Darniche avec son Audi Quattro. En un mot nous sommes bien entourés.



Cergy Pontoise. Une reconnaissance à pied nous permet de savoir que la boue sera présente et le terrain bien accidenté.

Départ de l'épreuve, avec Gilbert nous sommes un peu tendu, mais sans plus. C'est parti, après 300 m, je dis à mon équipier que je sens bien la voiture, passage du premier gué. Aïe, aïe, aïe, le moteur caffouille, c'est la panne au beau milieu d'une marre de boue. Darniche arrive, on reçoit une première couche de boue. Chaque 30 secondes une voiture passe, qui nous envoie une nouvelle couche, ce sera l'enfer. Sous le capot ce n'est que boue et vapeur d’eau, on ne voit rien. De la boue liquide a été se loger sur la bobine, il n'y a plus d'allumage. Vous vous rappelez peut être, cette petite voiture blanche recouverte de boue, que l'on a vue et revue à la télévision, c'était nous, la honte ! A la sortie du parcours, nous étions dans les 10 derniers. Ce classement, donne l’ordre de départ de la première étape spéciale en Algérie. Les concurrents partent toutes les 30 secondes. Avec 150 motos, 240 autos, notre fabuleuse place de 230ème et compte tenu d’un temps mort entre les motos et les autos, nous partirons 4 heures après le premier concurrent!!! C'est le soir, que cette mauvaise place prend toute son importance, en partant 4 heures après le premier, il faudra rouler dans la poussière: c’est dangereux et nous sommes assurés d’une arrivée de nuit, ce sera la galère. En un mot, notre place de Cergy n'est pas favorable du tout!! Avant de rentrer à Versailles, nous passons au garage de Garches pour nettoyer la voiture, on ne voit plus les autos collants des sponsors. Puis retour sur la Place d'Armes, en attendant le jour de l'an.



Versailles, 1er janvier, 6 heures du matin, il fait très froid, la place est noire de monde. Il y a les concurrents, les amis, des curieux et les fêtards du petit matin. Les moteurs crachent leurs décibels, sur le podium les concurrents partent chaque 30 secondes, l'excitation est au maxi. Nous chargeons avec précaution notre voiture, attention de ne rien oublier, une bise à la famille et nous sommes sur la ligne de départ. Les hauts parleurs crient, le starter donne le carton de pointage, baisse le bras, c'est parti, à nous Dakar. Avant, nous irons à Sète prendre le bateau. La descente est une grande fête, chaque traversée de ville donne lieu à des embouteillages, les spectateurs demandent des autographes à Sardou, Caroline de Monaco ou Darniche, mais aussi aux pilotes anonymes, c'est très sympa, nous sommes « des vedettes ». Sur la route il y a 3 ou 4 contrôles de passage, c'est l'occasion de nous faire déguster les produits régionaux et de nous réchauffer, (très apprécié des concurrents!!). Les voitures vont de plus en plus vite, sur deux ou trois de front, ça devient dangereux. Autour de nous, les plus fous sont les Lada d'usine, ils roulent à droite, à gauche, sur les trottoirs. A Orléans ce qui devait arriver arriva, alors que nous étions arrêtés à un feu tricolore, une Lada a trouvé le moyen de s'infiltrer à notre droite en montant sur le trottoir, fauchant un spectateur. Avec Gilbert, nous étions furieux après le Team Lada.

Notre Visa marche bien et de CP en CP, nous arrivons à Sète. Beaucoup de monde pour l’embarquement, des formalités extrêmement longues. Bien qu’étant concurrent comme les autres, le monde du show-biz ne fait pas la queue ! Pour le commun des mortels, c'est frustrant, on fait, ou on ne fait pas le Dakar, je n'en dirais pas plus!

Une fois les véhicules embarqués, nous les retrouverons à Alger.

Sur le bateau, comme en Afrique, il sera prudent de tenir les portes de la voiture bien fermées!!!!"



On a hate d'être en Afrique pour attaquer réellement le rallye!!!! A bientôt pour la suite!
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Jeff



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MessagePosté le: Mar 04 Oct 2005, 10:17    Sujet du message: Répondre en citant

Et voilà la suite avec les premières étapes Algériennes et les "vraies" premières galères!!!:

" Alger.

A quai, le bateau a ouvert ses soutes, les équipages s'engouffrent pour ressortir un à un avec leurs véhicules. Il y a beaucoup de spectateurs, les Algériens aiment cette fête.

Traversée d'Alger pour se ranger sur un stade. C'est toujours par ordre de numéro que nous prendrons le départ, direction Ghardaïa. La seule difficulté, le passage des montagnes avec brouillard, neige et verglas. Tard dans la nuit, nous arrivons au bivouac, il fait très froid, nous découvrons Africatour et les joies du camping par une température qui avoisine 0°C. La tente est dans le camion d'assistance, ce qui est une erreur, le couchage complet doit être dans la voiture, on ne sait jamais... Gilbert s'installe avec son sac de couchage à la place du chauffeur, moi je préfère la belle étoile. 6 heures du matin, c'est le réveil au son du briefing, je suis gelé dans mon sac de couchage qui a absorbé l’humidité. C'est frigorifié et faisant la gueule que nous nous retrouvons devant la roulante d'Africatour pour le petit déjeuner, café, chocolat, eau chaude pour le thé, pain, confiture, rien à dire.

Thierry Sabine monte sur le camion d'Africatour, le silence s'installe, à l'aide du mégaphone il finira de nous réveiller.

C'est notre premier briefing. Il faut reconnaître que Thierry a le style et la manière, tout le monde l'écoute, pendant ces instant il est préférable de ne pas mettre de moteur en route, sans risquer de se faire copieusement engueuler. Le maître nous parle des erreurs à ne pas faire et des pièges à éviter. Pour certains, comme nous, ce sera le baptême de la piste, un dernier coup d'oeil aux niveaux d'eau et d'huile, vérification du serrage des roues et surtout, étalonnage du compas.

Le départ de la première étape spéciale africaine est donné, toutes les 30 secondes, dans l'ordre du classement de Cergy. Notre assistance est devant nous, rien ne doit casser, sinon ce sera l'abandon. Si tout va bien, ce soir, nous serons à El Goléa.

Pré grille de départ, remise du carton de pointage, grille de départ, 5, 4, 3, 2, 1, 0, c'est parti, rien à perdre, notre intention, aller à Dakar.

Quelques dizaines de kilomètres après le départ, la Lada de Jabouille - Sardou est immobilisée, capot ouvert, l'artiste a le pied droit sur une roue avant, très songeur. A en croire l'attitude de l'équipage et compte tenu que leur assistance est devant, je crains le pire pour eux.

Plus loin, voulant revenir sur la piste, je pose la voiture sur une butte de sable, les quatre roues tournent dans le vide, c'est notre première séance de pelletage, nos deux pelles américaines patinent, il aurait mieux valu avoir une vraie bonne pelle de maçon. Finalement, c'est notre assistance qui sortant de je ne sais où, nous tire de ce mauvais pas.

Au pied d’une dune, une Visa arrêtée sur la piste. Au passage, nous reconnaissons Jipé et Bernard, profitant de notre élan, nous passons la l’obstacle et nous retournons à pieds voir de quelle façon nous pouvons les aider. Leur voiture est surchargée et ne parvient pas à gravir la montée ensablée. J’explique à Jipé la façon de grimper, il apprend vite, le premier essai sera le bon.

La piste, alterne la rocaille et le sable. Alors que nous roulons dans un oued très mou, la voiture se tortille, le pneu arrière droit éclate, dû au frottement sur l'amortisseur.

L'arrivée qui n'est plus très loin sera atteinte dans la nuit. Dès la première journée, il y a de nombreux abandons, notamment les trois Lada officielles et le camion de Monaco, plus tous les équipages mal préparés, qui pensaient que c'était une promenade de santé.



Nous retrouvons nos amis Jipé et Bernard. Nous avons le même camion d'assistance, qui n'est toujours pas arrivé. En attendant, il faut faire le plein d'essence, désagréable surprise, il y en a pour trois ou quatre heures et chaque soir, ce sera la même chose. Entre les réparations de la voiture et les ravitaillements carburant, impossible de dormir, nous n'avions pas prévu cet aspect du rallye. Après examen de la voiture, il est impératif de changer le bras arrière droit. Gilbert, très habile, aura juste le temps de terminer pour aller sur la ligne de départ le lendemain matin. Notre assistance est déjà hors course, ce qui nous interdit, d'après le règlement, d'y avoir accès. Enfin, en principe!



Les premières étapes algériennes se ressemblent par leur côté cassant, les suspensions sont mises à rude épreuve. Toutes nos nuits seront consacrées à remplacer les bras arrière et faire le plein d'essence.



A In Salah, trois heures du matin, je vais seul à la station faire le plein, il y a une trentaine de voitures. Au lever du jour il n'y en a plus qu'une devant moi, le pompiste annonce qu'il n'y a plus d'essence, il faut attendre le camion citerne. Une fois de plus, j'arriverai tout juste pour prendre le départ, après une nuit presque blanche.



Troisième étape spéciale : In Salah/ln Eker. Elle sera marquée par le grave accident de Jean-Luc Thérier sur Citroën VISA, il était en tête du Rallye. Pour nous, pas de problème, il y a encore un bras arrière. Plus tard, nous comprendrons, que ce sont nos amortisseurs qui sont beaucoup trop dur et pourtant on nous avait assurés qu'ils seraient à la hauteur. Sur le plan mécanique, le point qu'il ne faut pas négliger pour le Dakar, c'est bien la suspension.



Quatrième étape spéciale: In Eker/Tamanrasset, par le Hoggar, je connais déjà cet endroit et suis ravis d’y retourner. Gilbert le découvrira. La grande partie de la montée est comme une autoroute, sur la fin, la pente devient très raide avec de la grosse caillasse. Nous n’avons aucun problème pour arriver au refuge.

La descente est vertigineuse, je suis derrière un camion, impossible de le faire ranger. Le décor est magnifique, mais il n’y a aucune course possible. L’étape est courte. Pour la première fois nous arriverons avant la nuit.



Cinquième étape : Tam/Iférouane. Nous n’allons pas avoir le temps de nous ennuyer, très vite le bras arrière droit est plié. Nous n’en avons plus de rechange, le pneu frotte sur l’amortisseur et finit par éclater. Nous remplaçons la roue en intercalant les contre-écrous de la barre anti-roulis, de cette façon, le pneu ne frotte plus, mais les écrous de roue tiennent par quelques filets. Nous verrons bien!!



Voulant alléger la voiture, j’ai calculé trop court pour le carburant. Impossible d’arriver à l’étape. Une Range Rover est en panne. Je demande à ses trois occupants de me donner de l’essence. Ils acceptent très volontiers, c’est sympa ! Nous prendrons juste ce qu’il nous faut, eux aussi, auront besoin de rouler. Gilbert, qui n’est pas parti les mains vides, propose Whisky ou Cognac. Ils préfèrent nos oranges. Nous pouvons repartir l’esprit tranquille.



En pleine nuit, la voiture s’affaisse à l’arrière droit. J’ai l’impression que le demi train est arraché. Nous descendons un peu affolés. Il ne manque que la roue, il faut absolument la retrouver. Une demi-heure plus tard, après avoir retrouvé sur la piste, roue et écrous, nous repartons, sachant que cette roue peut partir à chaque instant!!!



Et la fête continue! Peu après, c’est la panne d‚essence. Dans la nuit, arrêter un véhicule, ce n'est pas évident, d'autant que nous sommes vers la queue du classement, là où se trouvent les diesels. Un Toubib finit par s'arrêter, ne mettant pas trop de bonne volonté, nous le laissons repartir. Finalement, une assistance moto nous donnera du carburant pour moteur «deux temps», le notre ne grippera pas! Après un arrêt d'une heure, nous roulons à nouveau. Un Grand Merci !



Pour terminer la journée, je plante la voiture dans le fech-fech, en descendant, nous en avons jusqu'aux genoux. C'est dingue, à la pelle, on n'est pas sorti de l'auberge. Juste devant nous, deux side-car viennent de s'en sortir, ils ont compris, on peut vraiment compter sur eux. Une fois sortis de là, Gilbert propose à nouveau son Whisky et son Cognac, cette fois-ci, aucun problème, ils ne crachent pas dessus, ils sont contents et nous aussi.



Quelques kilomètres plus loin, c'est Iférouane. Pour la première fois, nous avons droit aux quinze heures de pénalité, ce qui n'arrangera pas nos affaires, mais l'important, c'est d'être toujours en course. Notre seule ambition : C’est toujours Dakar !



La journée n'est pas finie, il faut encore changer le bras arrière. C'est parmi nos concurrents et amis en VISA que nous troquerons la précieuse pièce. Il ne faudra pas y revenir, c'est la dernière. Aux heures où nous arrivons, Africatour, ce n'est pas terrible et puis, nous n'avons pas le temps ! Il reste encore l'essence. Ici, pas de détail, il faut acheter un fût de 200 litres pour l 600 francs. Voilà une journée où l'on aura "galéré". Demain, traversée de l'Air avec arrivée à Agadez, pas facile pour les suspensions."

La suite au prochain épisode!!!
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MessagePosté le: Dim 09 Oct 2005, 21:06    Sujet du message: Répondre en citant

Voilà la suite de ce Dakar 85 pour la petite visa...

"Comme chaque matin avant le départ, le nouveau classement est affiché. Surprise, les quinze heures de pénalité ne sont pas notées, ne cherchons pas à comprendre, il faut rouler.

C'est au pas que nous avançons, chaque trou, chaque bosse nous serre le ventre, il ne faut pas plier les bras arrières.

Arrivés à Agadez avant la nuit, nous rencontrons Gilles, le mécanicien de Jipé et Bernard. Il doit refaire l'embrayage le leur VISA qui a souffert dans le Hoggar. Le nôtre va bien, notre seul souci, les bras arrière et puis nous sommes à bout de force. De plus, nous comptions sur notre assistance, bien qu'elle soit hors course. Notre moral est bien attaqué et avec Gilbert nous faisons le point: nous sommes fatigués, la voiture n'est plus sûre, nous avons manifestement un problème d’amortisseurs que nous ne réglerons pas ici et le Ténéré ne nous fera pas de cadeau. Avec mon équipier, nous trouvons que vis-à-vis de nos sponsors, ce n'est pas très sport. Pour eux, nous décidons donc de continuer, mais attention le Ténéré ne nous fera pas de cadeau!!!


Pour cela, Gilbert travaillera presque toute la nuit au Garage Franco où nous avons retrouvé Gilles qui remplace l'embrayage de l’autre Visa.


Atouboun, un ami Touareg d'Agadez, m'installe dans une maison où je peux prendre une douche et dormir, Gilbert me rejoint au petit matin pour un léger repos.

Sur la ligne de départ du Raid Santos, la voiture est rutilante, nous avons pris soin de lui donner un coup d'eau, il ne faut pas oublier les sponsors et puis nous avons notre fierté. En partant d’Agadez, 600 Km plein Est par l'arbre du Ténéré, Fachi, Bilma pour arriver à Dirkou.


Au début, la piste alterne sable et sol dur. Après quelques kilomètres, Gilbert, qui a passé la plupart des nuits à mécaniquer, s'endort, je le laisse, il a besoin de récupérer et puis la piste est toute droite. Je dois seulement me méfier des trous et des bosses. Au kilomètre 100, la VISA de Jean-Pierre et Bernard est arrêtée. Je fais de même... C'est grave, le support d'amortisseur arrière droit cassé a entraîné la rupture de la transmission. Ça sent l'abandon, l'équipage est tout triste. Notre assistance commune, hors course, ne passera en aucun cas par ici. L'espoir peut venir des camions NEFF-TOTAL de Citroën. Le premier passe sans un regard. Quand le second arrive, Bernard se met en travers de la piste, l'Iveco est obligé de s'arrêter. Notre ami explique ses malheurs, rien n'attendrira le chauffeur, il ne donnera pas de pièces, "il a des ordres". Bien sûr, il est TOTAL, mais un de nos bienfaiteurs est BP! J’aurais cru que l'esprit Dakar était autre....

Désolés, nous repartirons, laissant la Visa et ses occupants, pour eux, le rallye est terminé. En course, il ne reste plus que la Mille Pistes de Lacaze et la nôtre.

Le sable mou commence, le Ténéré, le vrai, est là devant nous. La voiture ralentit, peine, cliquette (l'essence n'est pas terrible), il serait bon de dégonfler les pneus, je continue... pas pour longtemps, planté, bien comme il faut. Première chose, dégonfler, ensuite dégager le sable, mettre les plaques, et Gilbert poussera pendant que j'embraye, ça marche ! Je cherche un terrain plus porteur pour m'arrêter, récupérer mon équipier et les plaques. Nous nous ensablerons six fois, peut-être dix, bien sûr, je n'ai pas une grande expérience dans ce sable, mais surtout la voiture est beaucoup trop lourde, carrosserie en tôle, beaucoup d'outillages et de pièces inutiles, en particulier, un gros sextant, dans un coffret en bois. C'est absurde, d'autant que l'on est incapable de s'en servir!!!

Au loin, l'arbre du Ténéré. Plus on s'approche, plus on est déçu. Un piquet métallique de six mètres de haut, avec cinq ou six branches; c'est la mi-parcours, pas question de faire du tourisme. Il fait très chaud pour nous et pour le moteur...les deux motos ventilateurs tournent en permanence. Un ensablement plus important que les autres aura raison de notre marche arrière. Elle avait tendance à sauter, cette fois-ci, un pignon a perdu plusieurs dents. Nous ferons avec et surtout que les morceaux restent bien sagement au fond.

La nuit est là. Fachi et sa dune aussi. Au pied de celle-ci, ensablement, nous ne savons pas où nous devons aller. Avec un autre concurrent, nous nous aiderons mutuellement à nous en sortir. La dune monte, monte, tourne, monte encore. J'ai l'impression qu'il y a des arbres de chaque côté. En réalité, il n'y a rien; ouf! Nous sommes en haut. Toujours cap 90 sur Bilma. Je suis les traces, je les perds, je les retrouve, dur, dur. Nous apercevons une balise, pour la première fois. Traverser le Ténéré de nuit, c'est dommage, pour le spectacle, mais c'est surtout angoissant. Le road book n'est pas fait pour les retardataires, alors qu'il faisait nuit, nous avons pu lire "dirigez-vous sur la montagne aux deux sommets", ou bien encore, "longez la dune sur votre gauche", de nuit, il n’y a rien à voir, à ces moments, il ne reste qu'une solution, faire confiance aux traces. Vraiment, le rallye n'est pas le même pour tout le monde!

Plus loin, Gilbert repart dans un sommeil profond. La nuit est sans lune, je roule avec les six phares allumés, les deux moto ventilateurs tournent toujours, le voltmètre accuse une décharge importante. Depuis plusieurs kilomètres, les balises ont disparu, les traces au sol diminuent, bientôt, il ne reste plus que le passage d'une moto. J'ai quitté la piste. Je stoppe pour faire le point. Le moteur s'arrête. Il n'y a plus d'éclairage, je comprends tout de suite qu'il n'y a plus de batterie. Gilbert se réveille. Je lui explique que nous sommes hors piste, sans batterie, c'est mal parti. Nous descendons de la voiture. Le sable est mou. Nous sommes sur une crête de dune, la descente est à trois mètres sur notre gauche. Si nous parvenons à faire faire 90° à la Visa, tout espoir est permis. A l'aide d'une lampe électrique, je repère la descente, elle est raide, et le sol est dur. En creusant le sable devant chaque roue et avec l'énergie nécessaire pour ne pas abandonner, nous finissons par être face à la pente.

Une fois au volant, tout feux éteints, je mets le contact, la troisième vitesse enclenchée, Gilbert pousse, la Visa prend rapidement de la vitesse, j'embraye, elle démarre, un coup de volant, un coup d'accélérateur, la voiture est à nouveau sur la dune. Gilbert monte, avec un minimum d'éclairage, nous rejoignons la piste en suivant nos traces. J'ai vraiment cru à l'abandon. Nous finirons par arriver à Bilma, puis, non sans mal, à Dirkou!!!!"

On est pas passés loin de l'abandon mais ça continue!!!!
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Jeff



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MessagePosté le: Mar 18 Oct 2005, 21:13    Sujet du message: Répondre en citant

Suite et (malheureusement) fin de l'aventure de "papou":

"
Au départ, Thierry Sabine indiquait "Pour repérer le Contrôle Horaire, il y aura un feu". Sur l'aéroport, il y en a cinq ou six. Nous allons de l'un à l'autre, cherchant le bon. Finalement, nous pointons hors délai, pour deux ou trois minutes de retard, c'est à dire 15 heures de pénalité.

Pendant le plein d'essence, fait en siphonnant un bidon de 200 litres, je m'endors au volant. Gilbert me réveille, nous cherchons un endroit pour dormir. Pas question de manger, nous nous effondrons à même le sable. Dans quelques heures, il fera jour.

A peine reposés, il faut y aller.

Départ des motos en ligne, puis des camions, c'est super. Pendant que Gilbert étudie la carte, Marc Lacaze me donne quelques conseils sur le gonflage, c'est très important.

Bientôt, les voitures démarreront. Malgré tous nos malheurs il y a encore des concurrents derrière nous. Dès le départ, je sens que la voiture ne tire pas, le moteur cliquette, gros nuages de vapeur, généralement ce n'est pas bon signe. Très vite, le diagnostique est fait : joint de culasse.

Exactement où il ne fallait pas. Le rallye est irrémédiablement fini.

Il faut retourner à Dirkou, notre réserve d'eau passe dans le radiateur. Avec bien du mal, nous rejoignons la ligne de départ. Plus personne. Les officiels embarquent dans un avion pour rejoindre la prochaine étape. Nous rendons notre carton de pointage, c'est l'abandon définitif.

D'autres véhicules sont dans le même cas que nous, l'essence de très mauvaise qualité provoque un échauffement à l'intérieur du moteur, entraînant la rupture du joint de culasse. Après cette expérience, j'ai appris qu'il existe des produits pour remonter le taux d'octane.

Il fait excessivement chaud, la fatigue pèse sur l'ensemble des concurrents restés à Dirkou. Le Ténéré s'est fait respecter, mais j'y reviendrai. Les milliers de kilomètres me serviront de leçon. Pour l'instant, il faut regagner Agadez. Peut-être, que notre assistance s'y trouvera ? Dans ce cas, nous pourrions récupérer le joint de culasse. Sinon....

Marc Lacaze et sa Visa ont fait demi-tour. Problème au pont secondaire. Son assistance est passée trop loin et ne l'a pas vu. Il n'y a plus de VISA en course. Citroëniste dans l'âme, je suis doublement triste.

Nous allons demander au camp militaire si nous pouvons garer nos voitures à l'intérieur. Aucun problème. De cette façon, nous ne craignons pas le pillage.

Les équipages hors course se réfugient au mess des officiers.

L'excitation du Rallye a disparu avec la course. Tout redevient calme. Chacun cherche une solution pour rentrer à Agadez.

Marc Lacaze m'annonce, qu'à la demande de Citroën, son Assistance devait nous prendre en charge à partir de ce soir. Gilbert et moi, sommes contents de cette décision, prise malheureusement trop tard. Nous aurions aimé connaître la vie de château, trois camions d'assistance, quatre mécaniciens, pouvoir dormir ! Le rêve !

Tard dans la nuit, le camion-balai passera à Dirkou. A son bord, l'équipage de l'avion qui c‚est écrasé dans le Ténéré. Ils ont eu de la chance !

Nous sommes environ une trentaine de concurrents malchanceux. Nous passons la nuit à la belle étoile. Le lendemain, journée de repos à Agadez. T. S. 0. daigne nous envoyer un avion pour nous ramener.lckx et Brasseur qui ont explosé leur Porsche, n'ont pas eu besoin du camion-balai. La célébrité et les gros moyens, ça aide bien.

Les militaires nous conduisent en camion à la piste d'envol. Quelques heures en plein soleil, l'avion fait un premier passage, puis se pose. L'équipage nous explique qu'il va falloir payer les heures de vol, divisées par le nombre de passagers. Pour rentrer, nous survolons le tracé du Rallye, le pilote repère plusieurs véhicules à la dérive.

En descendant de l'avion, nos numéros de course sont relevés afin de nous retrouver pour les frais de rapatriement. Finalement T. S. 0. n'a rien réclamé. Merci pour le geste.

Agadez, capitale Touareg est à l'heure du «DAKAR».

Nous finissons par trouver notre assistance fantôme. Nous récupérons le joint de culasse, quatre roues complètes, deux combinaisons propres et « Bonsoir »."

Voilà, le course est terminée pour la petite visa...Mais ce ne sera que pour mieux revenir!!!!! C'est une autre histoire. Merci "Papou" pour ces moments partagés!!!
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Jeff



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MessagePosté le: Ven 28 Oct 2005, 17:07    Sujet du message: Répondre en citant

La course est teminée mais pas le récit de "Papou"!!!!
J'ai eu le plaisir de recevoir la suite des aventures de l'équipage n°198 après leur abandon.
Je vous le livre:

"Atouboun n'est pas là. Mais nous nous installons dans la même maison qu'à l'aller. Le maître de ces lieux n'est autre que Nourédine, vice-consul d'Algérie en déplacement à Niamey. Aboubakar, le boy est là et nous soignera pendant notre séjour. A ce moment, je n'ai aucune idée sur la façon de récupérer notre VISA. Il est tard, nous verrons demain.

Atouboun passe me voir et nous confirme que nous sommes "chez nous" pour le temps qu'il faudra. En Afrique, il ne faut pas être pressé, la voiture est à 600 Kilomètres, de l'autre côté du Ténéré. Ce n'est pas rien !

Après une bonne nuit, j'entends le rallye en pleine action Les moteurs ronflent. C'est la grande effervescence. En fin de matinée, vidée du Dakar, Agadez redeviendra elle-même.

De la part de Michel et Aubine, des amis de France, j'ai quelques cadeaux pour Odile et Mano Dayak et pour d'autres amis d'Agadez. Ceci me permet d'entrer en contact avec certaines personnalités influentes de la ville.

Les Rallymans en détresses sont vite repérés en ville. Les transporteurs font des propositions pour aller récupérer les véhicules restés dans le désert. Les prix sont exorbitants pour notre bourse.

A l’agence Temet Voyage, je retrouve Odile et fais connaissance avec son mari, Mano Dayak, un Touareg roi du tourisme dans la région. Dans son bureau, il en impose. C'est un personnage. Nous parlons de Michel et d'Aubine, nos amis communs. Ensuite, je lui explique le problème, il est simple : une Visa à Dirkou avec le joint de culasse claqué et sans marche arrière. Je comprends que la solution n'est pas simple et surtout pas bon marché. Dans la pièce d'à côté, Jacky lckx négocie le rapatriement de la Porsche. Ils en sont à 50.000,00FRF. Dans l'hypothèse où ce prix serait le définitif, je ne suis pas inquiet pour le budget Rothmans. Pour nous, c'est une autre histoire, partis avec 30.000,00FRF n‚ayant plus que 20.000,00FRF en poche, il va falloir discuter ferme. La meilleure proposition ; 20.000,00FRF pour deux Toyota, qui nous conduiraient à Dirkou, réparation sur place et retour par la piste. Impossible pour notre bourse et le problème de la mauvaise essence qui demeurerait.

Odile, qui est charmante, nous suggère de retourner voir Oumarou, le chef de cabinet du Préfet. A la Préfecture, Oumarou, que je connais déjà, est facilement accessible. Son bureau est un véritable moulin à vent. Les gens d'Agadez et des environs viennent le solliciter en permanence. Nous bavardons. Je lui expose la situation, il me comprend et a envie de m'aider. Je fonce, et lui demande si l'armée ne pourrait pas prendre dans ses bagages, la Visa. On peut toujours rêver. La décision viendra du Préfet. Il est absent, je dois revenir le lendemain matin.

De retour à notre habitation, je résume la situation à Gilbert. Tous les espoirs sont permis.

Le lendemain, dès la première heure, je vais à la Préfecture, comme les Touaregs qui sont dans le hall d'entrée, je dois attendre. Une voiture s'arrête devant le porche, un militaire en descend, c'est un colonel. Très grand et très froid, tout le monde se lève, je les imite. Je comprends alors qu'il s'agit du Préfet. Comment vais-je pouvoir obtenir une réponse favorable ? Oumarou vient rapidement me chercher pour me conduire auprès de son patron. Nous lui expliquons mes ennuis. Il me pose quelques questions, en réalité, il connaissait mon histoire et ne veux pas faire de tord aux transporteurs locaux. Tous deux ont une conversation dans leur langue. L'officier supérieur donne son accord de principe. Je le remercie vivement.

Maintenant, nous devons aller voir le commandant de zone. C'est lui qui montera l‚opération. Après les présentations, Oumarou donne les indications, puis très discret, me laisse seul avec le commandant.

Ce dernier m'explique qu'il doit envoyer au moins deux camions pour la sécurité, qu'il y a des frais. J'avais espéré que c'était "cadeau", et bien non, le décompte nous amène à la somme de 10.000,00FRF. Cette solution est sûre et le prix convient à notre bourse. Sans pépin grave, nous pourrons rejoindre Dakar.

Oumarou me reconduit, il s'étonne aussi de la somme demandée, il avait eu la même idée que moi, mais ce ne sera pas « cadeau ».

Pour ne pas perdre de temps, le lendemain, je vais porter la somme convenue. Les camions se préparent, ils partiront dès aujourd'hui. A bord, il y a un radio émetteur, chaque soir, ils donnent leur position. L'officier a prévu cinq jours, deux pour l'aller, un jour à Dirkou et deux pour le retour. C'est long, mais il n'y a pas d'autre solution.

Gilbert et moi, prenons notre mal en patience. Les journées sont longues. Nous sommes invités à droite, à gauche. Agadez est une ville très agréable à vivre, seulement nous ne faisons pas de tourisme. Notre idée fixe, être le plus vite possible à Dakar.

A cette époque, il fait déjà très chaud et c'est à pied que je parcours la ville. Rien ne presse. Au quatrième jour, je n'y tiens plus, il faut que j'aille aux renseignements et si les militaires avaient voulu faire le rallye ?
Le commandant me reçoit sans problème. Les nouvelles ne sont pas bonnes, les véhicules n'ont pas encore atteint Dirkou. Notre séjour se prolonge. Chaque jour, je vais prendre la température. Finalement le commandant donnera l'ordre à deux camions stationnés à Dirkou de ramener la Visa n° 198. Attention de ne pas confondre avec la 197 de Citroën.

Au dixième jour, notre voiture arrive enfin. Gilbert m'aide à la décharger. Immédiatement, nous allons au garage Franco (une petite cour en terre battue).



Il faut un palan pour sortir le moteur. A midi, la culasse déposée et nettoyée, nous dégustons un fameux couscous offert par Franco. Nous parlons ensemble du métier de garagiste en France.

Rapidement, nous reprenons le travail, il faut être très prudents, le vent nous amène du sable dans la mécanique, ce n'est pas bon. Nous profitons que le moteur soit démonté pour ouvrir le carter inférieur et comprendre le problème de la marche arrière. Toutes les dents du pignon sont au fond, la limaille s'est promenée partout en particulier dans la pompe à huile, d'où une très faible pression d'huile, il faudra être très prudents jusqu'à Dakar. Encore plusieurs milliers de kilomètres à travers le Niger, le Burkina Faso (ex Haute Volta), le Mali et le Sénégal et ceci sans aucune assistance.

A la nuit, la voiture tourne. Nous emportons quelques pièces, au cas où. Un coup de téléphone à nos femmes pour leur annoncer notre départ le lendemain matin.

Avant le lever du jour, nous quittons Agadez pour Niamey soit l.000 kilomètres. Nous partons comme des voleurs, sans même saluer les amis, une seule envie, rouler... rouler. Nous atteignons Niamey vers quinze heures.

Premier objectif, l'hôpital. Nos vaccins contre le choléra ne sont pas à jour; des cas sont signalés au Burkina Faso et au Mali.

Nous passons la nuit chez un ami et décidons de partir après le petit déjeuner. Notre hôte est très déçu, il nous a fait préparer un formidable couscous pour le déjeuner. Hors de question. Nous avons beaucoup de kilomètres à parcourir. La voiture est chargée. Au revoir à tous. Contact. Démarreur. Vroum, vroum. Le voyant d'huile reste allumé, le mano est à 0. Pas de pression. Impossible de partir.

Nous déposons le carénage, le carter inférieur du moteur, pour constater qu'il n'y a aucune anomalie, remontage, remise en route et toujours pas de pression d'huile. Par la prise du filtre à huile et à l'aide de bouts de tube, nous avons fait un savant système qui a permis de retrouver la pression. Comme dirait Mano Dayak "Allah est grand". Il est midi, le couscous nous attend, il est vraiment génial. Rien à regretter. Merci Abdallah !


Le ventre plein, nous pouvons repartir, la pression d'huile est bonne. Traversée de Niamey, passage du Niger par le pont Kennedy, et en route vers le Burkina Faso.



Passage de la frontière sans encombre. Bien que le rallye ne soit pas passé au Burkina, la voiture aux couleurs de l’épreuve, ça aide. La nuit est déjà là, sur une piste de latérite en très bon état, tous feux allumés nous fonçons. A l’entrée d’un village, nous sommes arrêtés par un militaire en arme. Après discussion et nous avoir expliqué qu’il y avait un peu plus loin un restaurant, il nous ouvre le passage. Nous trouvons l‚établissement, mi restaurant, mi boite de nuit, le tout en plein air. Nous nous restaurons, nos deux serveuses sûrement pas farouches, nous proposent de nous héberger pour la nuit. Pourquoi pas ! Elles nous emmènent dans un mini village clôturé par des bambous. La voiture à l’intérieur est en sécurité. Il est tard, nous ne voyons personne. Nos serveuses nous conduisent à leur case. Ici, pas d’électricité ni d’eau courante, nous sommes bien au fond de l’Afrique, c’est sympa. Une lampe à pétrole nous donnera un peu de lumière. A quelques pas de là, l’emplacement de la douche avec eau chaude, elle a chauffé toute la journée dans un fut de 200 litres. Bien aidé, je reçois des seaux d’eau, puis une bonne nuit.

Au petit matin, nous poussons la voiture hors du village, mise en route, nos demoiselles sont tristes, mais nous partons, la route est longue.

A Ouagadougou, un vrai petit déjeuner; nous sommes pressés d'arriver, alors vite vers le Mali. Que de monde à Bamako, on étouffe, sortons immédiatement de cette ville ! C'est à nouveau la brousse, en direction de Kayes, la piste est cassante.



Il fait très chaud. A chaque traversée de village, nous achetons du lait ou du fromage blanc ou simplement nous allons au puits. Nous sommes seuls, pas le moindre touriste.

Sans compteur, ni compas, nous nous égarons, la nuit se passera dans un petit village. Les indigènes sont très curieux de voir des blancs, ils viennent nous toucher la peau. Nous voulons acheter du lait; impossible de le payer. Notre tente qui est montée à proximité du puits, intrigue la population. Ils ne connaissent que leurs cases. Sans rien demander, nous aurons des seaux d'eau à notre disposition.




(la Visa (ou ce qu'il en reste) N°252 Marty/Cazes!!!)

Le chef du village nous est présenté; nous voulons le saluer et restons la main tendue. Un étudiant de Bamako qui se trouve au village, nous sert d'interprète et nous explique que le chef ne serre jamais les mains. Notre geste ne l'a cependant pas offusqué, il nous invite à passer la soirée dans sa case.

Un dernier coup d'oeil à la mécanique, un peu de toilette et nous sommes prêt pour aller chez le notable.





C‚est la nuit, il fait encore chaud, la vie parisienne est très loin, nous sommes bien. Notre jeune interprète vient nous chercher et nous guide dans le village. Pas moyen de se tromper, toute la population est autour d'une même case, le passage s'ouvre, le chef nous fait signe d'avancer. Nous pourrions presque nous prendre pour des Ambassadeurs de France. L'habitation est ronde, plutôt grande, en paille. L'intérieur est très sombre, seul un feu au centre donne une légère lueur. Tout le monde est assis par terre. Les sages du village sont là, aucune femme, pourtant dans la journée elles étaient dehors, le torse nu (on se croirait avec Tintin et Milou au Congo).

Le Rallye est terminé, tous les concurrents sont arrivés à Dakar. Pour nous, l'aventure continue. Bien sûr, il n'y a plus l'excitation de la compétition, nous ne sommes plus à 150 à l'heure, qu'il fait bon vivre au rythme africain.

Le Chef nous offre de l'alcool local. Gilbert, en échange, lui fait goûter son Cognac, il en redemande. Apparemment, il semble préférer la boisson française ! Grâce à notre étudiant, nous pouvons poser de nombreuses questions sur la vie locale, mais les heures passent, nous devons prendre congé de toute l'assemblée. A proximité du village, notre tente et la voiture nous attendent. Rien n'a bougé.

Nous nous réveillons au petit matin, aucun bruit, seule une femme puise de l'eau et remplit notre seau. Rapidement tout est prêt, nous pouvons partir. En traversant le village, d'un signe de la main, nous saluons et remercions ces amis d'un soir. J'aimerais y retourner ! Gilbert qui n'avait jamais mis les pieds en Afrique, apprécie.

Nous prévoyons d'arriver le soir à Kayes; une connaissance nous y attendait au passage du Rallye.

Nous nous remettons sur le bon chemin et trouvons la piste qui est très dure. Pour les touristes qui ne veulent pas prendre de risque, il y a un train de Bamako à Dakar. J'ai entendu dire qu'il était folklo.

Le passage des douanes s'effectue sans problème, nous sommes toujours des concurrents du Paris-Dakar.

Tard dans la nuit, nous débarquons au Grand Hôtel de Kayes, il va être possible de se laver et de dormir dans un vrai lit. La voiture est bien garée et ne risque rien. Le garçon d'étage nous conduit à notre chambre. Tout semble normal. Mais pour la douche, il faudra attendre demain, il n'y a pas d'eau. En nous couchant, nous sommes attaqués par une horde de moustiques. Vivent les nuits à la belle étoile !

Très tôt, nous descendons pour le petit déjeuner. Dans la salle à manger, une forte odeur de gas-oil nous prend à la gorge. Pour faire briller le sol, le personnel l’a enduit de gas-oil. Ils sont incroyables !

Le reste du voyage jusqu'à Dakar, ne posera pas de gros problème.Pour avoir passé un séjour au Domaine de Nianing, je suggère à Gilbert, d'aller y prendre une douche et de dormir sur la plage. Le responsable des activités nous reçoit très bien, non seulement nous aurons droit à la douche, mais il nous offrira une chambre. Que c’est bon un vrai lit.

Dès le lendemain matin, direction Dakar, l'Agence de voyage nous trouve un avion pour le soir même, la voiture est déposée au port, je la retrouverai à Rouen.



CONCLUSION

De Paris à Agadez, en rallye, les pires ennuis. D'Agadez à Dakar, en tourisme, la Visa ne nous aura causé aucun souci.

Bien sûr, il n'y a pas le prestige ni l'excitation de l'épreuve sportive, mais si vous n'avez pas les moyens d'y participer, avec un 4X4 en état, en touriste, vous découvrirez un pays fabuleux et rencontrerez une population dont l'accueil est extraordinaire. Ceci pour un coût très acceptable.

De retour à Paris, nous sommes très heureux de retrouver nos familles, mais déjà, je pense au prochain PARIS-ALGER-DAKAR. Gilbert, pour des raisons professionnelles ne pourra pas m'accompagner."


Voilà, nous savons (presque) tout de ce Dakar 85 pour la petite visa et son équipage!!!Un immense MERCI à "Papou" pour ce réciot et les photos. Il repartira en 1986 avec la même voiture, mais ceci est une autre histoire!!!!
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Jeff



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MessagePosté le: Sam 25 Fév 2006, 22:55    Sujet du message: Répondre en citant

Serge Ducoutumany (Papou) vient de me faire passer cette photo qui explique un peu son absence sur le forum...:



Il repart de Paris à Dakar sur cette 404 qu'il a restaurée!!!! Et pourquoi pas lors de la prochaine TransAfricaine????
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MessagePosté le: Mer 05 Avr 2006, 13:07    Sujet du message: Répondre en citant

Serge "Ducou" m'a afit passer quelques photos de son périple:

Au Sénégal...


Le désert Mauritanien...


Une autre 404 "fatiguée"...


Un bon conseil...


Serge et Catherine sont donc rentrés après un voyage qui apparait magnifique. Merci pour les photos et pourquoi ne pas revoir la 404 sur la TransAfricaine Classic?
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guignol1976



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MessagePosté le: Ven 13 Mai 2011, 09:50    Sujet du message: Répondre en citant

salut a tous, je cherche de quoi finir ces visa, je les ai presque toutes debutées, mais manque de photos nottement sur l'avant pour pouvoir en faire quelques chose de correct!
merci d'avance!
ben
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Jeff



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MessagePosté le: Ven 13 Mai 2011, 22:56    Sujet du message: Répondre en citant

Pour 85, on a encore ça dans nos stocks:



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guignol1976



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MessagePosté le: Sam 14 Mai 2011, 10:40    Sujet du message: Répondre en citant

wa geant, et tellement rapide!!!
un enorme merci car je crois que je peux desormais la finir celle ci!
vraiment un grand merci!
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guignol1976



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MessagePosté le: Dim 15 Mai 2011, 13:09    Sujet du message: Répondre en citant

je me suis emballé, impossible a finir mais j'ai avancé, c'est un tres bon point, petit a petit...
encore merci donc, une fois de plus!
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