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107. Un enduriste en Lada (C.DUBOSCQ)
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Jeff



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MessagePosté le: Dim 26 Avr 2009, 21:33    Sujet du message: Répondre en citant

Cette étape Bamako-Nioro est un morceau d'anthologie!!! Peut-être même que la réputation du Dakar s'est construite ce jeudi 11 janvier, puisqu'effectivement, cette spéciale va marquer tous les esprits!!!
Alors, avoir un de ceux qui "y étaient" et qui en plus ont réussi à rejoindre Nioro, je peux te dire qu'on est fiers, sur notre p'tit site!!!
Christian, malgré tout ce que tu veux nous faire croire, ta mémoire se porte à merveille!!!!! Car dans toutes les lectures concernant cette étape, c'est effectivement la multitude de pistes parrallèles (plus ou moins d'ailleurs) qui revient et l'immense difficulté à ne pas se perdre...
Et du coup, rares sont ceux qui sont arrivés dans le temps imparti...11 en fait!! (et juste pour montrer que ce site est LA référence, je vous les donne!!!! Vassard, bien sûr qui remporte l'étape, puis Neimer, Atanne, Albaret, Taravella et Gomis pour les motos... Côté autos, les 3 Fiat campagnola n°143, 141 et 140, le Toy n°162 de Vandekerkhove et le Range du futur vainqueur Genestier...).
Et rares sont ceux qui vont arriver tout court!!! C'est donc un exploit réalisé par Christian et Pierrôt, qui prendront certes une pénalité mais qui officiellement seront classés 12ème!!!!!! (comme tous ceux arrivés après les 11 premiers, en fait, puisque le classement confondait tous les participants). Mais d'après nos listes, Christian, vous êtes effectivement 10ème voiture!!!!! Et il voudrait rester modeste, le 107????
En tout cas, ce récit apporte une réponse à une des questions que je voulais également te poser... Avez-vous traversé des moments de grande tension dans la voiture au point de vous engu... Tu as apporté la réponse et c'est sûrement aussi un des atouts qu'il faut pour affronter un Dakar...et le finir.
A+
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rxmagny



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MessagePosté le: Lun 27 Avr 2009, 10:44    Sujet du message: 107. Un enduriste en Lada (C.DUBOSCQ) Répondre en citant

Heureux et fiers mais fatigués de ces émotions, Pierre et moi sommes un peu comme des zombies, sur une autre planète. Il nous est arrivé tellement de choses hier et pour chacun, pour la première fois de notre vie, qu’un sentiment d’étrangeté flotte encore parmi nous. J’ai hâte d’arriver à Kayes dont on m’a parlé, en particulier comme étant le point le plus chaud du parcours du moins d’après les statistiques météo et j’en oublie un peu la course.
Mes souvenirs de cette étape sont assez flous. Il me semble que nous avons dû affronter encore quelques joyeux passages. Ce qui en est le plus étonnant est le caractère très trialisant vraisemblablement à cause de l’importance de la période des pluies et ses conséquences sur ce type de terrain. Ça ne me déplaît d’ailleurs pas du tout. En 1981, au volant du camion d’assistance Lada, je ferai un numéro de trial dont je me souviendrai toute ma vie et dont je suis très fier. Tant pis pour les chevilles, cette histoire m’avait d’ailleurs valu quelques commentaires admiratifs dont je n’étais pas peu fier... Fini pour l’autosatisfaction. Il est vrai que j’aime beaucoup le franchissement, en moto ou en voiture et que l’art de l’adhérence et de la motricité me séduisent beaucoup.
Les passages un peu difficiles sont donc pour moi une récompense à ce jeu. Je vais pourtant avoir sous peu l’occasion de montrer que je sais aussi ne pas être bon.
Ce parcours sans trop d’histoires avalé, nous arrivons à Kayes la bienfaitrice. J’ai beaucoup aimé et ne sais pas complètement pourquoi. Nous y sommes arrivés assez tôt. Le cadre est magnifique et la ville assez grande. le large fleuve se traverse par un “pont-gué” étant l’un ou l’autre suivant le niveau des eaux. Nous avisons un petit troquet et rêvons d’étancher notre soif avec une bonne bière. Un grand ventilateur brasse l’air un peu moite de ce café tenu par “une grande folle” (j’ai parlé d’un pont gué pas d’un pont gay) qui nous fait en même temps beaucoup sourire et curieusement revenir dans la civilisation. Le caractère homo est assez peu exprimé dans la brousse surtout au rythme où nous la traversons... Pierre et moi commençons à penser à notre retour. Quelque part l’épreuve d’hier passée, nous fait croire que “c’est presque fini”.
Nous prenons la route de Kidira pour passer la frontière du Sénégal à gué plus loin. Sur cette piste, nous croisons quelques hordes de singes et comme pour les hippopotames, je réagis en parisien en imaginant dans un réflexe qu’ils se sont échappés. Et oui, je revendique le droit d’être parfois un peu stupide mais rassurez-vous, j’ai rapidement corrigé le tir dans ma tête. Pour me soigner je suis allé de nombreuses années plus tard au Kenya et bien c’est officiel, il y a beaucoup plus d’animaux en liberté qu’au zoo et c’est tant mieux !!!

Les lavandières de Kayes.
Arrive maintenant le second morceau de bravaoure de ces jours-ci, le gué de Kidira.
Le fleuve est large et ne semble pas trop profond pour les voitures. Parc ontre la sortie est osée, ça se confirmera. Les motos passent sur le pont de chemin de fer à côté et le gué des camions est au pied de celui-ci, il est trop profond pour les voitures mais sa sortie est fréquentable...
C’est mon premier vrai gué et ça se voit parce que arrivé aux deux tiers je me plante lamentablement. Nous avons de l’eau jusqu’à l’entre jambes et le moteur est noyé. Très charitablement, l’équipe TF1 de Chapel et Dunac tire un câble et nous sort de là avec leur Pinzgauer. Je leur suis très reconnaissant mais pas très fier de moi d’autant que j’ai la sensation d’avoir facilité le plantage d’autres concurrents derrière...
Sorti de cet obstacle, il nous faut tout vidanger... Je ne suis pas sûr d’avoir été très écolo ce jour là et n’en suis toujours pas fier. Il fallait bien poursuivre ce que fît la voiture sans rechigner une fois la “toilette” faite.
La suite sera beaucoup plus difficile pour les concurrents parce que la sortie très pentue est très rapidement devenue impraticable après avoir été arrosée par de nombreux concurrents. Elle se transforma en patinoire, et en enfer pour le camion Unic qui, je ne sais pourquoi a choisi cet itinéraire et restera planté 20 heures...

Merci à eux
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rxmagny



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MessagePosté le: Lun 27 Avr 2009, 13:40    Sujet du message: 107. Un enduriste en Lada (C.DUBOSCQ) Répondre en citant

L’arrivée à Bakel se fait sans encombre. Le bivouac a lieu dans les jardins de la sous préfecture, joyeuse ambiance garantie. Un air de vacances flotte et l’insouciance est reine chez nous. Pas de pépin mécanique, il reste à dérouler les dernières étapes sénégalaises et on rentre.
Le lendemain, en roulant sur une piste sans intérêt qui bordait une voie ferrée, je sens que Pierrot qui n’a pas de note à m’annoncer sur l’itinéraire, est assez loin. Comme je l’interroge, il me répond qu’il pense à Domi sa compagne et qu’il a hâte de la revoir. Ça en dit long sur l’état d’esprit. L’environnement, dussais-je contrarier les sénégalais, est moins attrayant. La civilisation y fait ses ravages et comme je répondais à un sénégalais qui m’interrogeais sur ce sujet, il me répondit : “mais vous savez, ici il y a plein de problèmes qui se posent, c’est comme à Barbès. Vous connaissez ?” Je me suis senti bien renvoyé dans les cordes.
Le soir à Louga, nous allons dîner dans un restaurant du coin où nous passons une excellente soirée. Je traîne avec moi un couteau Laguiole. Oui je sais, ça n’est pas encore la mode et c’est tant mieux. Figurez vous qu’un de mes meilleurs amis originaire de là bas, m’a fait découvrir ces couteaux au temps béni où il n’y en avait que des vrais (et beaux) en particulier chez Calmels. Depuis, je ne me sépare jamais de mon Laguiole sauf qu’au restaurant, je l’ai oublié le soir sur la table. Le lendemain matin, me rendant compte de ma méprise, je retourne à ce même restaurant où un large sourire m’accueille en me disant : “je ne sais pas si on a votre couteau mais tout est à la plonge, regardez donc si vous le trouvez”. Il était bien là où j’ai pu le récupérer. Je savoure d’autant plus cette histoire qu’un jour, dans un hôtel huppé d’Irlande qui est un pays que j’aime beaucoup et que je visite souvent, il m’est arrivé la même mésaventure avec un Laguiole au manche en corne rose, mais celui-ci magnifique, a trouvé preneur... Les irlandais ne sont pas plus voleur que les africains mais à Louga j’ai pu récupérer mon couteau... Ceci dit, dans cette même Irlande, je me suis fait voler mon argent, mon camescope et autres babioles.

Encore un petit effort.
Je me souviens alors d’un énergumène de la Bande Lada faisant un scandale en 1980 ou 81 parce qu’on lui avait volé son blouson Lada dans le désert algérien. J’ai eu toutes les peines du monde à lui expliquer que nous étions de la provocation permanente pour ces gens miséreux... Le même disait des africains : “regarde ils ne foutent rien de la journée et restent à l’ombre des arbres”. Tout le monde ne mérite pas le dakar surtout ceux qui y sont pour leur boulot...

C’est le dernier jour et le franchissement du sable pour rejoindre la plage pose problème à encore un bon nombre de concurrents. Il fait un sale temps. Il y a là un camion (je crois même que c’était Groine) qui navait pas pu suivre le rallye et qui nous rejoignait. Dans ses “soutes” du jambon et du vin rouge. C’est de loin le meilleur vin rouge que j’ai bu de ma vie et pourtant, il y a eu de la concurrence...
Le temps se lève un peu et les derniers kilomètres s’effectuent comme une parade avec la traversée des plages encombrées de magnifiques pirogues de pêcheurs toutes chamarrées qui annoncent la proximité de l’arrivée. Ensuite c’est le bord..l d’une circulation dantesque dans les coups de klaxon au milieu des fusées de détresse jusqu’à la place de L’indépendance. C’est fini, on est là et fiers de l’être.

Ecorchée, mais là...
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Jeff



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MessagePosté le: Mar 28 Avr 2009, 18:12    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne peux m'empêcher de réagir au superbe récit de Christian!!!!!
Et surtout concernant le gué de Kidira, qui sera le deuxième morceau de bravoure après la dure étape de la veille.
Comme le dit si bien Christian (si, si), nombre de concurrents en avaient en fait plein les bottes et "sentaient" déjà l'écurie... ce qui explique peut-être que certains n'ont pas voulu faire un détour à ce fameux gué, notamment le camion Unic n°187 ( http://www.dakardantan.com/forum/unic-190-pac-20-n187-mekki-neault-vt1079.html ) alors que Thierry Sabine avait expressément expliqué que l'on pouvait passer en dessous du pont de chemin de fer (lui-même réservé pour les motards... cf la fameuse anecdote concernant Martine de Cortanze!!!).

D'ailleurs, voici un document montrant Max Meynier et le camion RTL passant justement aux pieds du pont...





Mais revenons à notre fameux gué de Kidira!!!
Christian a eu la gentillesse de me faire passer d'autres photos de ce moment où la petite Lada avait les roues dans l'eau:





Effectivement, le Pinzgauer a encore dépanné comme il le fit pour beaucoup de concurrents, à tel point qu'il fut surnommé le Saint Bernard du désert!!! (faudra qu'on fasse un post sur ce Pinz, à l'occas!!) Et on voit bien que Christian et Pierre ne fûrent pas les seuls à peiner, même les Marreau au premier plan en ont bavé!!! Alors ceux qui ont suivi....

Enfin, juste pour apporter des résultats, la 107 finira cette étape en 46ème position et 18ème voiture!!!! Pas si mal que ça malgré tout!!!! Sachez également que le fameux Pinz finira 75ème...et avant dernier classé, ce qui vous permet de cerner un peu mieux l'état d'esprit de Chapel et Dunac dans ce Dakar qui ont aidé tout le monde, jusqu'au dernier!!!!!
Peut-être que Christian pourra confirmer....
a+
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rxmagny



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MessagePosté le: Mar 28 Avr 2009, 20:03    Sujet du message: 107. Un enduriste en Lada (C.DUBOSCQ) Répondre en citant

Mon Cher Jeff
Tu sais que pour moi l'entraide est une valeur essentielle et incontournable sans laquelle ce monde n'est qu'un monde de salauds... Elle règnait largement et a grandement contribué à l'aura de cette édition du Dakar car elle était possible. J'ai déjà évoqué les modifications de règlements qui lui ont porté atteinte plus tard. Il faut bien dire que sans jouer les anciens combattants, l'atmosphère de cette édition était forcément originale et vouée à ne plus se retrouver. Thierry courait après le succès de son épreuve et ça lui a permis d'en faire ce qu'elle était devenue, une épreuve très prisée par les grandes écuries. Il est sûr qu'il est difficile de faire se côtoyer des amateurs pur jus avec des semi-pro ou des pro. L'arrivée d'Africatours qui avait en charge l'intendance a été un bienfait mais ce fût aux détriment du folklore de la 1ère édition. Par contre quand le parc hélico devint pléthorique, on s'attendait à en voir un se poser à côté de nous quand on pissait dans le désert pour nous dire : "non, pas là !". C'est une image mais elle évoque bien la transformation de l'environnement. Personnellement, quand j'ai senti que ça devenait un peu trop... j'ai préféré me retirer même si on m'y a un peu aidé, n'est-ce pas Jean Jacques ?

Je voulais faire figurer cette photo qui est à l'origine d'une très grande émotion pendant cette épreuve...
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rxmagny



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MessagePosté le: Mar 28 Avr 2009, 20:16    Sujet du message: 107. Un enduriste en Lada (C.DUBOSCQ) Répondre en citant

EPILOGUE
Après deux jours de tourisme à Dakar et particulièrement la visite de l’ile de Gorée d’où partirent tant d’esclaves, nous sommes rentrés par Air Afrique chez nous...
L’arrêt de l’excitation de la course m’a permis de dormir un peu plus de deux jours...
Les habitudes de travail reprises, je contacte l’importateur Lada (Ets Poch à Argenteuil) et plus particulièrement le responsable technique, Monsieur Bourgogne. Je lui explique au téléphone que je suis un des sept participants au Dakar en Lada et un des deux seuls rescapés. L’autre, un pharmacien de la côte d’azur ayant revendu sur place sa voiture, la mienne est donc la seule disponible ayant fait toute la course. J’ai à l’autre bout du fil un interlocuteur poli mais peu bavard, habitué qu’il est à être beaucoup sollicité. Je lui demande sans contrepartie s’il serait intéressé de voir la voiture à son retour, accompagnée d’un résumé des pannes subies ainsi que celles observées chez les autres Niva. Je reçois une réponse courtoise positive et rendez vous est pris pour le retour d’Afrique et la récupération du véhicule.

Quelques semaines plus tard je prends possession de ma voiture au Havre, un peu plus abîmée qu’à Dakar après avoir reçue une charge sur le toit déformant nettement le pavillon mais l’arceau de sécurité a rempli son office. Le retour à Paris s’accompagne d’encouragements et félicitations d’un certain nombre d’automobilistes qui me klaxonnent sur l’autoroute, c’est sympa.

Le moment est venu de se rendre chez l’importateur Poch et le nouveau contact avec Monsieur Bourgogne est OK. Comme nous deviendrons amis, il me racontera plus tard qu’il était décontenancé par mon attitude car à aucun moment je ne lui ai demandé quoi que ce soit. Lui qui était habitué à être presque harcelé se demandait si un jour je demanderai quelque chose...

La voiture amenée dans les locaux techniques de Bezons, je rencontre enfin Monsieur Bourgogne qui paraît assez intéressé. Je lui propose en réponse à sa question, de garder la voiture le temps qu’il veux en lui indiquant que je n’avais pas d’autre rallye prévu pour l’instant ! Petit à petit, il me propose de la remettre un peu en état et je l’en remercie beaucoup par avance insistant sur la gentillesse de sa proposition. Bourgogne me confiera plus tard qu’il hésitait entre “doux illuminé” et énigmatique à mon sujet. Une extrême courtoisie régnait dans nos rapports et nous avons appris progressivement à nous connaître.


Les deux compères

Quelques semaines plus tard, la voiture était à ma disposition. Quand je me rends à Bezons pour la récupérer, elle est magnifique, totalement refaite. Je suis vraiment très touché et ému de ce travail, de plus gracieusement effectué. Bourgogne se rend compte de mon trouble ce qui nous rapprochera encore un peu. Je me confonds en remerciements renouvelés. Il me questionne sur mes projets et je lui répond que j’ai maintenant le véhicule qu’il faut pour recommencer...

Il me propose alors de m’aider un peu si je recommençais. Je ne vous décris pas ma joie...
Au fil du temps, l’aide des Ets Poch via Bourgogne est de plus en plus importante. Comme ils préparent deux voitures “maison”, ils me proposent de venir préparer moi même la mienne dans leurs ateliers et de bénéficier outre de leurs infrastructures, de conseils voir de pièces “d’usine” dans une certaine mesure. C’est ainsi que des semaines durant, le soir après le travail, et le week end souvent, je me rends à Bezons (où ils travaillent comme des malades) pour préparer mon auto en bénéficiant de très nombreux conseils. J’apprends à démonter presque les yeux fermés la voiture qui perd tout ses secrets pour moi. Un gros plus pour la maintenance dans les courses à venir. J’apprends d’abord et ce sera un très gros boulot, à allèger un maximum la voiture.... L’ambiance est extra et l’accueil des mécanos formidable. Ils sont un peu surpris de voir un toubib (c’est mon job dans le civil) se salir les mains comme eux et se glisser dans et sous la voiture pour mécaniquer. C’est ainsi que je fais la connaissance de Jean Claude Briavoine et d'André Deliaire son mécano et co-pi que hélas je perdrai de vue tout deux bien des années plus tard... André prépare la voiture de Jean Claude et est de bons conseils. J’aime bien ce gars un peu fou (autant que moi au moins).
Jean Claude dans son genre mérite bien aussi le détour. Il ne fait pas de doute qu’on rencontre dans ces milieux inhabituels des gens... inhabituels !

L’aventure du prochain Dakar commence son écriture.
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Jeff



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MessagePosté le: Mar 28 Avr 2009, 21:10    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai qu'un mot à dire....Merci!!!
Merci pour ton partage, pour le temps que tu nous accordes, pour tout ce que tu acceptes de nous confier, pour ces merveilleuses photos, pour...tout!

Comme je te le disais, avoir parmi nous un des acteurs de la première heure, qui a vécu le Dakar du début à la fin ...et qui accepte de nous le confier est en fait très rare!!!! Alors, exactement comme en 1979, (alors que tu ne t'en doutais sûrement pas à l'époque), tu nous as emmené avec toi une seconde fois...la première, par les rêves que tu as déclenché chez bon nombre d'entre nous en te voyant partir, et une seconde par ton récit et tes images... Pour ça aussi, merci!!!!
Je crois que des questions reviendront en relisant ton récit...la première fois, j'avoue qu'on se laisse tomber dans le baquet de droite et sans se préoccuper du road-book, on se laisse emporter par tes souvenirs, juste comme ça, rien que pour le bien que ça fait...Et puis,je crois que les re-lectures apporteront d'autres questions, interrogations...
Du coup, effectivement, commence à préparer le récit de ton second Dakar mais reste vigilent pour le premier, il y aura sûrement d'autres interrogations qui vont revenir!!!!!
Merci Christian et A+
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José



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MessagePosté le: Mer 29 Avr 2009, 07:04    Sujet du message: merci Répondre en citant

Je me joins à Jeff pour te remercier du partage que tu nous as proposé.
Un immense cadeau. La mémoire est le trésor caché de chacun d'entre nous. Merci de nous l'avoir ouvert et offert.
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Jeff



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MessagePosté le: Ven 08 Mai 2009, 10:23    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai encore relu avec un immense plaisir le récit de Christian pour bientôt pouvoir vous le proposer dans notre partie "Magazine" ( http://www.dakardantan.com/magazine/ ) de façon plus "lisible" avec encore davantage de photos de la "petite" n°107.

Je sais que Christian a participé à 3 Dakar consécutifs et j'aurais aimé savoir si de ces aventures sont nées des amitiés qui ont perduré?
Dans le même ordre d'idées, êtes vous restés seuls durant la course ou avez-vous roulé à plusieurs, et aviez-vous des affinités pour vous rassembler pendant les bivouacs???

A+
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JEAN-LUC C.



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MessagePosté le: Sam 09 Mai 2009, 12:04    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour Christian,

Ce récit est une formidable machine à remonter le temps. Merci de m'avoir fait voyager "aux sources du Dakar".

Jean-Luc.
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Jeff



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MessagePosté le: Mer 10 Juin 2009, 07:58    Sujet du message: Répondre en citant

Christian s'est absenté pendant quelques temps... pour replonger un peu aux sources, comme le dit si bien Jean-Luc...
Il m'a fait passer également une photo qui d'elle même répond à ma question sur les amitiés qui ont pu naître à l'occasion de ces aventures humaines:



Quelques 30 ans après, vous pouvez voir André Trossat et Christian lors de leurs retrouvailles... La petite flamme au fond des yeux ne s'est jamais éteinte!!!!!
A+
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rxmagny



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MessagePosté le: Mer 10 Juin 2009, 09:20    Sujet du message: 107, un endurste en Lada Répondre en citant

Mon cher Jeff et chers amis en général.

Vous m'avez passé beaucoup de pommade sur "la qualité" de mes récits et ça me fait bien plaisir. Sachez que j'ai eu beaucoup de plaisir également à écrire tout ça parce qu'il est bien évident qu'en même temps j'ai eu le plaisir de le revivre. Vos manifestations me touchent et je n'ai pourtant pas la sensation d'avoir accompli un exploit, ni en le faisant, ni en l'écrivant trente ans après.
Je suis très content que Jeff publie la photo que je lui ai confiée d'André (TROSSAT) et moi, car André est un type merveilleux, fidèle en amitié et nous nous sommes retrouvés en Afrique le mois dernier, plus de 20 ans après s'être perdu de vue au cours d'un séjour africain proprement paradisiaque. Vous voyez d'ailleurs nos deux "tronches" illuminées de joie. C'est aussi ça le Dakar. Encore merci.
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José



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MessagePosté le: Mer 10 Juin 2009, 14:18    Sujet du message: Bug Comme Bug pas comme buggy Répondre en citant

Désolé pour la mauvaise manip... Comme pour André et Christian notre Dakar 1980 a soudé des amitiés indestructibles. Antoine Granja, Jean Pierre Lefèvre et moi même évoquons avec délectation des souvenirs partagés, que nous avons malice à ressacer comme des anciens combattants. Et ceux concernant la performance sportive sont les plus rares... Cette épreuve était vraiment une aventure avant d'être une course.
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rxmagny



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MessagePosté le: Jeu 11 Juin 2009, 05:10    Sujet du message: 107, un enduriste en Lada Répondre en citant

De quelle mauvais manip s'agit-il ?
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José



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Messages: 1047

MessagePosté le: Jeu 11 Juin 2009, 06:31    Sujet du message: Rien de grave Répondre en citant

J'avais juste cru avoir lancé un premier message incomplet nul en informatique que je suis !
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